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Sources:  

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105 

A Complete Guide to Antarctic Wildlife by Hadoram Shirihai and Illustrated by Brett Jarrett - Edited by Guy M. Kirwan - ALUL.A Press Oy, Finland - ISBN 9519894705

THE HANDBOOK OF BIRD IDENTIFICATION FOR EUROPE AND THE WESTERN PALEARCTIC by Mark Beaman, Steve Madge - C. Helm - ISBN: 0713639601

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

CREAGUS@Monterey Bay (Don Roberson)

What Bird-The ultimate Bird Guide (Mitchell Waite)

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FAMILLE DES PROCELLARIIDES

Pétrels, prions, fulmars et puffins

 

Ces oiseaux marins pélagiques, petits ou de taille moyenne, ne viennent à terre que pour se reproduire en se déplaçant habituellement de nuit. Ils ont tous la même forme avec des ailes étroites, longues et pointues, et une queue relativement courte. Leur plumage est plutôt terne avec des nuances de blanc, gris, gris-bleu, brun ou noir en quantité variable. Ils sont connus sous le nom de « tubenoses » en anglais, faisant référence à leurs narines tubulaires externes situées le long de l’arête du culmen. Mâle et femelle sont identiques, tandis que juvéniles et immatures ressemblent aux adultes.  

Ils passent la majeure partie de leur vie en vol, jouent avec les vents, se laissent porter par les courants aériens le long des vagues ou suivent les contours de la surface à l’aide de quelques battements d’ailes, glissent avec les ailes tendues et volent à 10 ou 20 mètres ou plus au-dessus de l’océan. En revanche, ils sont maladroits à terre à cause du positionnement des pattes très en arrière du corps.   
Ils se nourrissent de proies aquatiques capturées en plongeant depuis les airs ou depuis la surface, ou même en étant simplement posés sur l’eau. Les pétrels peuvent aussi pratiquer la « marche sur l’eau » tout en volant. 
Ils se reproduisent généralement en colonies et nidifient dans des terriers, des crevasses rocheuses ou sur des corniches rocheuses (fulmars). Ils dorment en mer en grandes troupes et se nourrissent en groupes de taille variable.   

Prion de Belcher

Les Procellariidés sont silencieux en mer et loin de leurs colonies. Ils sont vulnérables à la prédation par les labbes et autres oiseaux, mais aussi par les mammifères introduits sur les iles. Ils se posent près du terrier pendant la nuit, et quittent la colonie juste avant l’aube afin d’éviter au maximum les prédateurs.  
Ils sont menacés par la détérioration de leur habitat, la pollution causée par le plastique et les produits chimiques, la destruction des terriers par les hommes qui marchent dans les colonies, mais aussi par le bétail et d’autres espèces introduites. L’augmentation des activités liées à la pêche fait que de nombreux oiseaux marins meurent noyés, piégés dans les filets.
Plusieurs iles sont aujourd’hui débarrassées des prédateurs, mais malgré des populations relativement importantes, pétrels, puffins, fulmars et prions sont affectés par de nombreuses menaces souvent provoquées par les humains.        

Puffin fuligineux

Les Procellariidés peuvent être classés en quatre groupes naturels comprenant des espèces aux comportements et caractères similaires. Ce classement comprend les fulmars, les pétrels du genre Pterodroma (gadfly-petrels en anglais), les prions et les puffins.

Le groupe des fulmars n’est pas très uniforme, et les oiseaux peuvent montrer de grandes variations au niveau de la taille et du plumage, mais aussi dans leur distribution géographique car ils sont présents de l’Arctique à l’Antarctique. Cependant, leur régime et leurs comportements sont souvent assez semblables.
La taille varie beaucoup, depuis les grands pétrels du genre Macronectes dont le poids tourne autour de 5 kg, jusqu’au Pétrel des neiges (Pagodroma nivea) qui pèse environ 250 grammes. La couleur varie du blanc pur comme ce dernier, aux dessins noirs et blancs du Damier du Cap (Daption capense). Il existe également une forme sombre du Fulmar boréal (Fulmarus glacialis).  

Pétrel géant
Pétrel des neiges
Damier du Cap
Fulmar boréal

Les deux grandes espèces du genre Macronectes ont une envergure de plus de deux mètres. Grâce à leurs pattes robustes, ils peuvent rester debout et marcher plus facilement que les autres pétrels. Leur bec énorme et puissant leur permet de déchirer la peau épaisse des carcasses des grands mammifères marins. Le Pétrel géant (Macronectes giganteus) a aussi une  forme blanche avec quelques plumes sombres clairsemées.
Ils sont très opportunistes et se nourrissent surtout en nettoyant les carcasses des animaux marins, mais pendant la saison de reproduction, ils consomment aussi du krill du genre Euphausia, ainsi que des poissons et des calmars en hiver. Ils pêchent souvent près des côtes ou se nourrissent à terre.
Les pétrels du genre Macronectes produisent des sortes de miaulements et des sifflements bruyants. Les deux espèces nidifient sur le sol et construisent une grande coupe avec des herbes, de la mousse, des petites pierres et des os. Ils nidifient en solitaires, mais il leur arrive de nidifier ensemble en colonies clairsemées.               

Pétrel géant

Forme claire

Pétrel de Hall

Les deux fulmars sont plus petits et ressemblent à des goélands avec des ailes larges et une grande tête. Il existe deux formes chez le Fulmar boréal, une forme brun grisâtre et une autre avec le dessus gris pâle, et la tête et le dessous blancs. Le Fulmar argenté (Fulmarus glacialoides) n’existe que dans ce dernier plumage.

Ils se nourrissent surtout de poisson, calmars et petits crustacés, et profitent à l’occasion des déchets de poisson et des charognes disponibles. Ils pêchent en prenant les proies à la surface tout en étant posés sur l’eau. Ils pêchent aussi du zooplancton pendant la nuit, mais en général, ils pêchent pendant la journée. Ils se rassemblent autour d’abondantes sources de nourriture et des bateaux de pêche.

Les fulmars sont silencieux lorsqu’ils sont seuls, mais ils deviennent très bruyants dès qu’ils sont en groupes. Ils se disputent la nourriture et produisent des grognements et des coassements. Au nid, le répertoire est plus varié et comprend des caquetages, des croassements et d’autres sons gutturaux.            

Fulmar boréal

Forme sombre

Fulmar argenté

Le Pétrel Antarctique (Thalassoica Antarctica) et le Damier du Cap présentent des combinaisons de blanc et de sombre sur le dessus des ailes et de la queue, la tête est foncée et les parties inférieures sont blanches. Ces oiseaux de taille moyenne sont agiles en vol et toujours actifs sur l’eau, et finalement moins maladroits à terre que les autres Procellariidés.  
Le Pétrel des neiges a le plumage d’un blanc pur. Il est plus petit que les espèces précédentes. Il a deux sous-espèces qui diffèrent par la taille du corps et du bec.  

Pétrel Antarctique
Pétrel des neiges

Les trois espèces se nourrissent de crustacés du genre Euphausia, de calmars, poissons, débris et charognes. Les Damiers du Cap forment de grandes troupes qui suivent les bateaux de pêche, et se nourrissent en picorant activement dans tous les sens comme des pigeons. Cette façon de se nourrir est à l’origine de leur second nom anglais « Cape Pigeon ». Ils pêchent aussi en volant, trempant le bec ou la tête dans l’eau, ou même en plongeant pour capturer une proie. 
En revanche, le Pétrel des neiges est plus souvent observé en train de se reposer sur des glaces flottantes que posé sur l’eau.
Ils sont tous silencieux lorsqu’ils sont en mer, mais ils deviennent plus bruyants aux colonies.   

Damier du Cap

A l'envol

Le groupe des pétrels du genre Pterodroma et Bulweria ou « gadfly-petrels » comprend des oiseaux plutôt similaires de taille moyenne. La majeure partie d’entre eux appartient au genre Pterodroma, et les autres au genre Bulweria. La taxonomie du groupe est compliquée, et plusieurs espèces sont encore peu connues.
Le Pétrel des Kerguelen (Aphrodroma brevirostris) est parfois inclus dans le genre Pterodroma. Mais après des analyses génétiques récentes, il a été placé dans son propre genre Aphrodroma. Certains auteurs semblent dire qu’il est plus proche des Puffinus que des Pterodroma.  

Le terme « gadfly » utilisé en anglais pour désigner ces pétrels fait allusion à l'impulsion qui les pousse à voler rapidement en larges courbes dessus de la mer, comme s’ils étaient poursuivis par un insecte (gadfly = taon).

Pétrel de Cook

Ce sont des oiseaux assez grands aux ailes longues. Leur plumage est généralement sombre sur le dessus avec des marques grises ou blanches, et la face est blanche comme les parties inférieures. Plusieurs espèces ont une bande foncée sur la poitrine ou le cou, comme le Pétrel soyeux (Pterodroma mollis). Les oiseaux du genre Bulweria et quelques Pterodroma ont le plumage entièrement sombre avec des zones plus claires sur les ailes. 
Ces pétrels ont un bec court et crochu avec des mandibules aux bords coupants pour saisir et couper les petites proies. Ils ne suivent pas les bateaux de pêche. Ils sont très pélagiques et se trouvent toujours loin des continents.

Pétrel soyeux

Ils sont très maladroits à terre et nidifient dans des terriers. Afin d’éviter au maximum les prédateurs, ils nidifient surtout sur des ilots au large et ne visitent les colonies que pendant la nuit. En tant qu’espèces nocturnes, ils ne peuvent pas utiliser de signaux visuels et communiquent plutôt par des signaux acoustiques ou tactiles. Ils utilisent aussi leur sens de l’odorat, bien développé chez ces oiseaux aux narines tubulaires externes. Ce critère est sans doute utilisé pour détecter la nourriture en captant l’odeur portée par le vent. Il sert également à localiser les terriers dans l’obscurité. Cependant, il leur arrive de nidifier à découvert et de visiter les colonies dans la journée sur les iles débarrassées des prédateurs.       

Les pétrels Pterodroma et Bulweria volent vite et parfois bas au-dessus de l’eau, ou en tournoyant et en volant très haut. Ils volent avec des battements rapides alternant avec des glissés. Ils se nourrissent en vol et se posent rarement sur l’eau.  
Ils sont silencieux en mer, mais deviennent très bruyants la nuit aux colonies. Ils produisent des cris aigus tout en volant en groupes au crépuscule, ainsi que d’autres cris haut-perchés et des grincements. En revanche, les sons diffèrent lorsqu’ils sont au sol où ils produisent des roucoulements et des grognements. A l’intérieur du terrier, ils émettent des cris plaintifs accompagnés de quelques sons gutturaux.    

Pétrel de Magenta

En Danger Critique d'Extinction

Le groupe des prions comprend six espèces très semblables du genre Pachyptila et le Prion bleu (Halobaena caerulea) qui ressemble aux autres prions mais diffère par certains aspects comportementaux. Toutes ces espèces se trouvent dans l’Océan Austral.

Les prions sont en général gris bleuâtre sur le dessus avec le dessous blanc. Ils présentent un M noirâtre distinct en travers des ailes. Le Prion bleu a une bande terminale blanche sur les rectrices sus-caudales et des marques sombres sur la tête.
Les prions du genre Pachyptila ont des mandibules larges, avec la mandibule supérieure bordée de lamelles qui servent à filtrer l’eau pour ne retenir que le plancton. La forme du bec est variable, suggérant certainement un régime différent et une façon particulière de se nourrir. Une poche gulaire située sous la mandibule inférieure est une autre adaptation à leur manière de pêcher, et leur permet de porter davantage de nourriture au terrier.
Contrairement aux prions du genre Pachyptila, le Prion bleu se nourrit de crustacés, et plus particulièrement de krill du genre Euphausia, de petits poissons et de calmars capturés en trempant le bec ou la tête dans l’eau tout en volant ou en nageant. Il a un bec plus petit et plus fin.  

Prion bleu
Prion de Forster

Les prions sont très pélagiques et se trouvent généralement loin des terres dans les eaux océaniques des zones du sud tempérées, subantarctiques et antarctiques. Ils sont visibles vers le sud au voisinage de la banquise. Ils se rassemblent en grandes troupes sur les zones riches de la convergence antarctique où ils trouvent du plancton. Ils restent posés sur l’eau tandis qu’ils filtrent l’eau et la nourriture. Ils utilisent aussi l’hydroplanning, une technique qui consiste à écumer rapidement la surface de l’eau avec les doigts palmés. Les ailes sont largement ouvertes et le bec ou la tête sont submergés. Mais plusieurs techniques sont utilisées selon les espèces.   

Prion de la Désolation
Prion colombe

Ils se reproduisent en colonies établies sur les pentes abruptes et rocheuses, les champs de lave et les falaises. Ils nidifient dans des terriers qu’ils creusent eux-mêmes, ou dans des cavités existantes, des rochers et des crevasses. Ils sont essentiellement nocturnes lorsqu’ils sont à terre.   
Ils sont silencieux en dehors des colonies et même lorsqu’ils pêchent. Mais en vol, la nuit au-dessus des colonies, ils produisent une variété de sons tels que gargouillis, grognements et notes gutturales, ainsi qu’un sifflement flûté également émis à l’intérieur du terrier.              

Prion de Belcher

Le groupe des puffins a une taxonomie très complexe. Ce groupe comprend cinq espèces du genre Procellaria, quatre du genre Calonectris et 25-26 dans le genre Puffinus. Plusieurs espèces ont des sous-espèces répandues à travers de vastes distributions.
Les puffins sont de taille variable, allant du Petit Puffin (Puffinus assimilis) avec ses 25-28 centimètres de long, au Puffin à menton blanc (Procellaria aequinoctialis) d’une longueur de 55 centimètres.  
Si l’on compare leur morphologie, les deux groupes peuvent être séparés par le vol et les comportements alimentaires différents.

Petit Puffin
Puffin à menton blanc

Les Calonectris et la majeure partie des Procellaria, ainsi que le Puffin fouquet (Puffinus pacificus) et le Puffin de Buller (Puffinus bulleri), ont les ailes et la queue plus longues. Ils sont plus à l’aise en vol, parcourent de longues distances et se nourrissent en vol. Ils glissent sans effort au-dessus des vagues en profitant de la vitesse des vents à différents niveaux.    

Puffin fouquet
Puffin de Buller
En revanche, le Puffin gris (Procellaria cinerea) et la majorité des espèces du genre Puffinus sont plus aquatiques. Ils ont un corps plus trapu avec les ailes et la queue plus courtes. Ils volent plus vite dans les vents forts, mais lorsque la brise est légère, ils volent bas au-dessus de l’eau en alternant les battements et les glissés pour un vol plus rapide. Ces espèces se nourrissent souvent sous l’eau et utilisent leurs ailes pour se propulser sous la surface.  
Puffin gris
Puffin gris

La majorité des espèces plonge depuis les airs à faible profondeur avant de poursuivre la proie sous l’eau.
En général, les puffins ont un bec plus long et plus fin, avec une extrémité crochue plus petite que les espèces des trois groupes précédents. Les narines tubulaires externes sont très évidentes. Ils ont plutôt le plumage brun noirâtre avec des marques blanches sur la tête et des zones claires sur les ailes. Cependant, le Puffin gris est gris cendré sur le dessus et blanc dessous. Le Puffin de Scopoli (Calonectris diomedea) et le Puffin leucomèle (Calonectris leucomelas) ont les parties supérieures gris-brun et le dessous blanc, le dernier ayant aussi la face et le front blancs.     

Puffin de Scopoli
Puffin de Scopoli

Comme les puffins ont une distribution très vaste, leur régime varie selon les espèces, les saisons, la région et la disponibilité des proies. Ils se nourrissent principalement de crustacés (Euphausia), de poissons et de calmars, ainsi que de divers invertébrés aquatiques.  

Puffin majeur
Puffin majeur

Les puffins sont largement répandus à travers les océans du monde entier, et sont présent dans les deux hémisphères. La majorité des espèces vient à terre uniquement pour se reproduire, et reste loin au large le reste de l’année.
Le nid est un terrier creusé par les oiseaux, mais ils utilisent aussi des crevasses rocheuses ou cachent le nid sous la végétation épaisse. Les colonies ont en général un accès direct à la mer, mais dans les zones débarrassées des prédateurs, elles sont parfois établies à plusieurs kilomètres des côtes.    

Puffin fuligineux

Les Procellariidés effectuent quelques parades nuptiales. Les pétrels du genre Pterodroma et Bulweria (ou gadfly-petrels) ont des parades aériennes élaborées, au cours desquelles ils effectuent des piqués à grande vitesse pour ensuite remonter haut dans le ciel, le tout accompagné de cris sonores. Mais les espèces strictement nocturnes ont des comportements moins spectaculaires. La majeure partie des activités sexuelles entre les deux partenaires, se déroule à l’intérieur du terrier et consiste surtout à se frotter mutuellement le bec tandis qu’une huile coule des narines. Le lissage des plumes fait aussi partie des rituels.

Pétrel de Lesson
Pétrel soyeux

Au niveau des comportements agressifs, les pétrels du genre Macronectes claquent du bec et effectuent des parades rituelles au cours desquelles l’oiseau déploie largement les ailes et la queue, cette dernière étant penchée vers l’avant, et ils balancent la tête en même temps. Ces parades sont typiques chez ces grands pétrels.

Pétrel de Hall

Les fulmars défendent leur territoire en faisant des vagues avec la tête tout en produisant des sifflements et des sons rauques. Ils projettent aussi une huile vers les intrus ou les congénères pour défendre le site du nid. 

Fulmar boréal

En général, la majorité des espèces utilise des parades assez similaires pour renforcer les liens du couple, y compris les classiques mouvements de la tête, mais aussi en émettant des caquetages, en se lissant les plumes et en se frottant le bec mutuellement.  

Pétrel géant

Couple au nid

Le même nid est souvent réutilisé d’année en année par le même couple, aussi longtemps que les oiseaux survivent. Ils sont monogames, et le nid est le point de rencontre des deux partenaires au retour de la migration. L’oiseau qui arrive le premier attend l’autre dans le terrier.
Après l’accouplement, les deux partenaires partent souvent en mer pendant plusieurs jours afin de faire des réserves après  la longue période passée à terre à préparer le nid, défendre le territoire et parader.

La femelle dépose habituellement un seul œuf blanc. Les deux adultes partagent l’incubation avec des tours de plusieurs jours, entre 2 et 14 jours dans la majorité des espèces. Mais cette période peut varier en fonction des ressources alimentaires et de la distance à parcourir entre le nid et les aires de nourrissage. Chaque adulte incube pendant 3-5 jours, mais vers la fin de l’incubation, ils se relaient chaque jour. Cette période est très longue, environ 7-8 semaines chez de nombreuses espèces, avec une moyenne de 6 à 9 semaines.     

Puffin fouquet

A l'entrée du terrier

A la naissance, le poussin est couvert de duvet court et doux, de couleur variable allant du blanc au gris ou au noir. En général, au moins un des adultes reste avec lui pendant plusieurs jours mais cela dépend de l’espèce et du type de nid. Dès que le poussin est capable de réguler seul sa température, les deux parents quittent le nid pendant la journée et ne reviennent que pour nourrir le jeune oiseau. Il est nourri avec une substance huileuse, résultat de la digestion partielle des proies habituelles. Grâce à cette alimentation riche, le poussin devient très gras et résistant au manque de nourriture. Ensuite, il perd ce poids progressivement au fur et à mesure que son plumage pousse. Lorsqu’il approche le poids idéal, ses parents l’abandonnent.     

Puffin majeur

Il quitte normalement le terrier entre 6 et 15 jours après la désertion des parents, et il s’envole naturellement vers la mer. Il vole exclusivement de nuit, sans aucune expérience du vol s’il a été élevé dans un terrier. Il est alors très vulnérable aux prédateurs si la colonie est loin à l’intérieur des terres.
Les prédateurs habituels sont les goélands, les labbes, les corvidés et les rapaces. Mais le jeune oiseau doit faire face à d’autres menaces, comme les chats et les chiens près des habitations où il s’égare souvent, les véhicules lorsqu’il traverse des routes, et les mauvaises conditions climatiques. Cependant, le succès de la reproduction est généralement assez élevé excepté aux colonies sujettes à la prédation.    

Damier du Cap

Au nid sur une corniche rocheuse

Les Procellariidés peuvent vivre longtemps, de 15 à 20 ans, avec quelques individus ayant atteint l’âge de 30 ans. Les adultes et les immatures muent complètement peu de temps après, ou même pendant la nidification, et jusqu’en automne ou en hiver.

Les fulmars, pétrels, prions et puffins sont migrateurs ou du moins très mobiles. Ils peuvent parcourir plusieurs milliers de kilomètres sur plusieurs mois. Quelques espèces restent toute l’année près de leurs colonies. Habituellement, les adultes nicheurs restent dans les eaux voisines et visitent parfois les colonies en dehors de la saison de reproduction, tandis que les jeunes peuvent vagabonder très loin.   

Puffin fulugineux
Puffin de Parkinson

Plusieurs puffins nidifient sur des iles subantarctiques, et gagnent les régions subarctiques pendant leur migration. Ils volent généralement en adoptant une route en 8, certes la plus longue au niveau de la distance, mais ils profitent des vents latéraux qui leur permettent de parcourir de longues distances avec peu d’efforts. Certaines espèces sont capables d’effectuer ce genre de migration, et parmi elles le Puffin de Buller dans le Pacifique, le Puffin majeur et le Puffin fulugineux dans l’Atlantique et le Pacifique. Autre exemple de longue migration, le Pétrel maculé (Pterodroma inexpectata) vole depuis la Nouvelle-Zélande jusqu’à la Mer de Béring et retour en suivant une route circulaire.

Puffin de Buller
Puffin majeur
Puffin fulugineux

Généralement, la majeure partie des Procellariidés se disperse et erre après la reproduction, et peut être observée dans un grand nombre d’endroits. Contrairement aux autres espèces, le Pétrel des neiges et le Pétrel antarctique restent associés à la banquise. Ils quittent occasionnellement leur distribution en Antarctique lors des longues périodes de mauvais temps avec des vents forts.          

Pétrel des neiges

Les Procellariidés sont menacés par les prédateurs introduits sur les iles où ils se reproduisent, mais aujourd’hui, plusieurs d’entre elles sont débarrassées de ces nuisibles grâce à des actions régulières. L’exploitation de ces oiseaux par l’homme pour la consommation de leur chair est encore responsable de la rareté de certains espèces, mais la destruction des terriers de nidification et de l’habitat, les activités humaines en mer qui réduisent le nombre de proies dans certaines zones (bien que les pétrels bénéficient des débris de poisson), et les oiseaux qui restent piégés dans les filets de pêche, ou qui avalent les hameçons avec l’appât comptent aussi dans l’équilibre de ces espèces. La pollution de la nourriture est un vrai problème, même en Antarctique, et les marées noires au voisinage des colonies sont un danger sérieux pour l’avenir de ces colonies.
La prédation naturelle est aussi la cause d’une certaine mortalité. De nombreux oiseaux comme les labbes, les goélands, les Corvidés, les rapaces, le Râle wéka et les Strigidés tuent régulièrement ces espèces.    

Plus de 20 pétrels du genre Pterodroma sont considérés comme Vulnérables, en Danger ou en Danger Critique d’extinction, et plus généralement, plusieurs espèces sont globalement menacées et classées comme étant Presque Menacées.          

Pétrel à lunettes

Vulnérable

Puffin à menton blanc

Vulnérable

Puffin de Buller

Vulnérable

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