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REPORTAGE A SUIVRE...

 

Un grand merci à Françoise Vareille pour ces magnifiques observations.
 
Le texte a été rédigé par Nicole Bouglouan, d’après les notes et les informations transmises par Françoise Vareille.

Toutes les photos de cette page sont la propriété de Françoise Vareille. 

Ces images et le texte sont soumis au droit d'auteur et ne peuvent être utilisés sans l'autorisation expresse des propriétaires. Ceci s'adresse aussi bien aux particuliers qu'aux diverses associations ornithologiques et autres organismes. Mentions légales

 

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Sommaire Observations - Reportages 

 

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Reportage reproduction de la Mésange charbonnière (Parus major)

Mars - Avril - Mai 2019

 

Certains jardins sont de vrais paradis pour les oiseaux. Celui de Françoise est un endroit fantastique où il se passe décidément beaucoup de choses…

Depuis quelques années, la Huppe fasciée vient nidifier dans un vieux tonneau en bois situé au fond du terrain derrière la maison.
Voir les reportages : 
La reproduction de la Huppe fasciée (2016)
Et aussi :
La reproduction de la Huppe fasciée 2017 (avec une surprise!)

Un second tonneau plus petit se trouve non loin du premier. Mais un vieux poêle et un ancien arrosoir rouillé représentent également des lieux intéressants pour y construire un nid.
Cette année, en plus des huppes qui sont revenues une fois de plus dans leur tonneau, des Mésanges charbonnières se sont montrées très attirées par ces objets hétéroclites mais bien pratiques pour y élever leurs petits.

La première découverte a eu lieu le 2 mars, lorsque Françoise a eu la surprise de trouver un nid dans le petit tonneau en bois, juste de la mousse bien verte et des poils blancs. Mais comme rien ne se passait, elle n’y est pas retournée.

Mais le 7 avril, une curiosité bien naturelle l’a menée à nouveau vers le tonneau, et une autre surprise l’attendait. Le nid avait été complété et le résultat était très joli. Sur une épaisse couche de mousse, des touffes de poils blancs et des petits paquets de laine rose ajoutaient une touche artistique à la construction de cet écrin.

Quelques jours plus tard, le 10 avril, des œufs étaient présents, bien enfouis dans l’épaisseur des matériaux. Et le 14 avril, sept œufs avaient été déposés.

Mais plus tard dans la même journée du 14, un certain désordre régnait dans le nid. Les matériaux avaient été grattés et les œufs étaient déplacés. Tout ce remue-ménage indiquait qu’un prédateur était passé par là. Le trou d’entrée mesurant cinq centimètres de large, il pouvait s’agir d’un petit rongeur, un serpent ou un autre oiseau. Le mystère restera entier.

Cependant, le lendemain 15 avril, le nid semble avoir été remis en ordre mais il n’y a plus que six œufs. Le prédateur en a emporté un. Mais le 16, lorsque Françoise vient aux nouvelles, un œuf cassé lui fait comprendre que cette couvée ne verra pas le jour. Le nid avait été abandonné.

Une semaine plus tard, le 23 avril, elle décide de nettoyer le tonneau. Il avait beaucoup plu et tout était trempé à l’intérieur. Elle vide donc le tonneau de son contenu, très important pour des oiseaux si petits. C’était vraiment un nid douillet ! Dommage.

Cependant, tandis que cette triste histoire suivait son cours, un nouvel évènement était en train de se produire un peu plus loin dans le jardin…
Ayant vu des Mésanges charbonnières s’agiter autour du vieux poêle, Françoise voulut savoir ce qui se passait, avec juste raison. Le 12 avril, un autre nid se trouvait tout au fond, moins beau et plus désordonné que le premier mais au moins, il était habité !  

Il y avait un premier œuf déposé dans de la mousse, des herbes sèches, des poils et de la laine. Le 13 avril, deux œufs étaient visibles. C’est ce jour-là que la mésange a été vue en train de collecter des matériaux, ici des poils noirs ou de la laine.

Le 14 avril, il y avait trois œufs et finalement le 19 avril, 8 œufs se trouvaient dans le nid. Le rythme était donc d’un œuf par jour. Les œufs étaient blancs avec des petites taches roussâtres. Quelques heures plus tard, la femelle était sur son nid en train de couver.  

Et huit jours plus tard, le 27 avril, le nid contenait 11 œufs, régulièrement incubés par la femelle.
Les naissances ne devraient plus tarder à présent. A nous d’être patients !  

MAIS… quelques mouvements autour du bel arrosoir ancien alertèrent Françoise. Et le 4 mai, une surprise l’attendait : un joli nid tout au fond ! Un second couple de Mésanges charbonnières y avait élu domicile.

Le nid était très semblable au premier, le « nid rose » qui était dans le petit tonneau. Il était très joli et propre, avec des poils blancs et la fameuse laine rose. Sans doute les occupants du nid détruit !
Nous savons que de nombreuses espèces produisent une ou des couvées de remplacement lorsque l’une d’entre elles est perdue pour une raison quelconque. Ceci en est une magnifique illustration.
La femelle était en train de couver le 4 mai, environ 18 jours après la destruction du premier nid. A présent, il ne reste plus qu’à attendre !         

Le 7 mai, la femelle incube toujours, bien emmitouflée dans la laine et les poils ! Impassible, elle attend.

Le 7 mai, il n’y a apparemment pas encore eu de naissances. Un rayon de soleil vient doucement caresser les 7 œufs bien au chaud dans l’écrin de poils blancs et de laine rose. La couvée comprend 7 oeufs, comme dans le premier nid rose. Patience…

Le 8 mai, profitant de l’absence de la femelle, nous pouvons voir les œufs blancs tachetés de roussâtre minutieusement enveloppés de poils tout au fond de la coupe du nid. C’est une belle couvée.        

Après un bref passage pour surveiller les deux nids, rien de nouveau n’est à signaler le 9 mai. Les deux sites sont occupés et chaque femelle incube. Ici dans le vieux poêle, tout est calme.

10 mai

Nid poêle

Mais le 10 mai, quatre poussins nus et roses sont nés dans le vieux poêle. Ils ont une fine touffe de duvet gris sur la tête et sont en train de s’agiter dans la chaleur du nid. Une chose est sûre : ils ont faim ! Le bec grand ouvert en témoigne, bien visible pour l’adulte qui va apporter de la nourriture. Attendons la suite…

Le lendemain 11 mai, les naissances continuent dans le poêle. Ce sont à présent sept ou huit poussins qui bougent au fond du nid. Les parents vont devoir s’activer !  

11 mai

Nid poêle

Mais dans l’arrosoir, les naissances commencent également le 10 mai. Ce sont à présent quatre petites choses roses qui s’agitent au fond du nid.

10 mai

Nid arrosoir

Il est intéressant de noter que les naissances sont arrivées pratiquement en même temps dans les deux nids. Ce qui prouve que le couple qui nidifiait dans le tonneau et qui a été dérangé au début de la saison a produit une couvée de remplacement dans l’arrosoir très vite après l’échec de la première.   

Le 12 mai, nous pouvons observer neuf poussins sur les onze œufs pondus dans le vieux poêle et comptés le 27 avril.

12 mai

Nid poêle

Du côté de l’arrosoir, le 12 mai, nous voyons six poussins sur les sept œufs comptés le 7 mai. Les deux nids sont vraiment très douillets!

12 mai

Nid arrosoir

Aujourd’hui 13 mai, autour du poêle, les adultes nourrissent sans arrêt. Les petits sont gâtés, les chenilles vertes sont ce qu’il y a de mieux pour eux ! Ici la femelle, avec une cravate noire étroite. Elle est très attendue on dirait!

13 mai

Nid poêle

Le 14 mai, tout va bien dans l’arrosoir. Les poussins dorment entre deux becquées, certains quand même avec le bec entrouvert, au cas où un adulte passerait par-là !

14 mai

Nid arrosoir

Le même jour dans le poêle, les petits se reposent ou attendent les adultes.

14 mai

Nid poêle

Sur la photo ci-dessous, nous remarquons que les rachis des plumes sont déjà apparents sur les ailes. Les petits grandissent vite et bien ! (Rachis: axe central implanté dans la peau)

14 mai

Nid poêle (détail)

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Cri typique de l'espèce

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Autre exemple de cri

Le 15 mai, les choses se poursuivent sans problème dans le vieux poêle. Les plumes poussent vite et les petits sont bien ronds, preuve que la nourriture abonde dans les alentours.  

15 mai

Nid poêle

Le 16 mai, les poussins de l’arrosoir montrent aussi leurs plumes débutantes. Le petit qui réclame ouvre bien grand son bec jaune vif pour diriger l’adulte si nécessaire.  

16 mai

Nid arrosoir

Sur les deux photos ci-dessus, il est intéressant de noter la couleur jaune vif du bec ouvert, prêt à recevoir la becquée. Cette couleur vive a pour but d’aider l’adulte à ne pas perdre de temps à chercher le bec à nourrir.
Si ces deux nids sont suffisamment éclairés, beaucoup d’autres sont souvent dans la pénombre, d’où l’intérêt de ces couleurs bien visibles.

Inlassablement, les adultes vont et viennent, portant ces fameuses chenilles vertes si appréciées des poussins. Ici, c’est encore la femelle qui travaille, mais le mâle n’est certainement pas bien loin.    

Finalement, à la fin de la journée, un peu de repos est le bienvenu !!! L’adulte passe la nuit auprès des poussins pour assurer leur protection et les surveiller.  

16 mai

Nid poêle

Il en est de même dans l’arrosoir, mais là, l’adulte couve encore les poussins. Il est vrai qu’ils sont moins nombreux que dans le poêle !    

16 mai

Nid arrosoir

Nous constatons que les plumes poussent vraiment très rapidement. C'est extraordinaire!

16 mai

Nid poêle

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Le 18 mai, tout va bien. Dans l’arrosoir, nous remarquons qu’il reste un œuf non éclos en bas à droite. Ce sont des choses qui arrivent. Les poussins se portent bien et grossissent à vue d’œil, tandis que les plumes poussent toujours et vite !

18 mai

Nid arrosoir

ŒUF

Dans le vieux poêle, l’adulte couve les petits. Leurs réflexes marchent bien puisqu’ils ouvrent le bec même lorsque la photographe vient les voir !

Ce qui est sûr, c’est que les parents s’en occupent très bien et la nourriture abonde dans ce jardin. Les deux nids progressent bien et favorablement.

18 mai

Nid poêle

18 mai

Nid poêle

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Il est également intéressant de noter une certaine uniformité dans chaque nid, en particulier au niveau de la couleur.
Si le nid du poêle est plutôt sobre, avec beaucoup de poils blancs et peu de laine colorée, celui de l’arrosoir en revanche est une œuvre d’art ! Les boules de laine rose côtoient des petits paquets de laine blanche pour former un véritable tableau impressionniste en juxtaposant des touches de couleurs sur le fond vert de la mousse. Le 17 mai, une fine ficelle rose est venue compléter l’ensemble !

Chaque nid est régulièrement nettoyé et arrangé, et l’ensemble reste beau à voir malgré les allées et venues des adultes et l’activité qui y règne depuis quelques jours.

Aujourd’hui 19 mai, dans le poêle, tout le monde dort. Nous pouvons voir déjà quelques plumes jaunes sous le bec du poussin à gauche de l’image. Encore une semaine et tout ce petit monde sera prêt à partir…

19 mai

Nid poêle

Plumes jaunes

Une petite expérience est en cours au jardin… Des morceaux de laine de différentes couleurs, y compris du blanc et du rose, ont été mis à disposition à égale distance des deux nids. Affaire à suivre…  

Le 21 mai, les oisillons ont bien changé ! Les plumes semblent pousser de plus en plus vite. La tête est couverte et les ailes se dessinent très bien. L’envol approche…

21 mai

Nid arrosoir

21 mai

Nid poêle

Les adultes (ici la femelle) ont changé de proies. Les chenilles vertes sont à présent remplacées par d’autres, plus grosses et sans doute plus nourrissantes. Quel régal !!!

Aujourd’hui 22 mai, c’est un grand jour ! Dans le poêle, un premier oisillon a quitté la coupe du nid et commence à se déplacer au fond.  

Au cours de la journée, d’autres viennent le rejoindre dans un coin. Nous pouvons voir le petit dernier, pas encore emplumé comme les autres, mais bien vivant pour l’instant. Espérons que les adultes vont l’aider maintenant qu’il est plus accessible !

22 mai

Nid poêle

22 mai

Nid poêle

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