English version

Accueil

Présentation

Fiches

Dossiers

Voyages
 
Galeries

Poésie

Liens

Nouveautés

Contact

Mentions légales

PROTECTION / MENACES / STATUTS :    
Le Tarin des pins est décrit comme étant assez commun ou localement commun ou même abondant.
Le succès de la reproduction peut être affecté par la prédation, la perte de la couvée et le manque de nourriture, mais aussi par le parasitisme des nids. Les dérangements causés par les humains peuvent entraîner la désertion du nid et la perte de la couvée. L’éclaircissage des forêts a un impact négatif sur cette espèce.
Cependant, la population semble stable actuellement et le Tarin des pins n’est pas globalement menacé pour le moment.

Fr: Tarin des pins
Ang: Pine Siskin
All: Fichtenzeisig
Esp: Jilguero de los Pinos
Ita: Lucarino delle pinete
Nd: Dennensijs
Sd: tallsiska

Photographes:

Tom Grey
Tom Grey's Bird Pictures & Tom Grey's Bird Pictures 2

Patrick Ingremeau
TAMANDUA

Dubi Shapiro
Dubi Shapiro Photo Galleries

Alan & Ann Tate
AA Bird Photography

Nicole Bouglouan
Photographic ramble & My Spanish Gallery

Texte de Nicole Bouglouan

Sources

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 15 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-David Christie - Lynx Edicions – ISBN: 9788496553682

FIELD GUIDE TO THE BIRDS OF NORTH AMERICA - National Geographic Society - ISBN: 0792274512

BIRDS OF THE GREAT BASIN – by Fred A. Ryser, Jr - University of Nevada Press -ISBN: 0874170796

Avibase (Denis Lepage)

Birdlife International

Birds of the World

All About Birds

Audubon

Houston Audubon

Bird Web (Seattle Audubon Society)

Animal Diversity Web (University of Michigan Museum of Zoology) 

The Spruce

The Texas Breeding Bird Atlas

TN Tennessee Wildlife Resources Agency

NATIONAL GEOGRAPHIC

What Bird-The ultimate Bird Guide (Mitchell Waite)

Wikipedia, the free encyclopaedia

 

Accueil

Page Passériformes

Page Fringillidés

Sommaire fiches

 

Tarin des pins
Spinus pinus

Ordre des Passériformes – Famille des Fringillidés

INTRODUCTION :
Le Tarin des pins est une espèce Nord-Américaine qui se reproduit dans les forêts de conifères depuis le sud de l’Alaska et au Canada jusqu’au nord des Etats-Unis. Pendant l’hiver, il est présent jusqu’au nord du Mexique, bien que les  déplacements hivernaux dépendent des ressources alimentaires, en particulier les pommes de pins. Les déplacements sont erratiques, avec des irruptions dans les régions du centre et du nord du continent américain.
Le Tarin des pins se nourrit typiquement des graines de diverses espèces de conifères, mais aussi de feuillus. Le régime comprend surtout des matières végétales et en été, des insectes.
L’espèce est monogame. La femelle construit le nid en forme de coupe dans un arbre ou un arbuste, conifère ou feuillu.
Le Tarin des pins est assez commun et l’espèce n’est pas globalement menacée pour le moment, bien que la perte de l’habitat, en particulier à cause de l’éclaircissage des forêts, puisse devenir une menace pour l’espèce.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :    
Longueur : 11-14 cm
Envergure : 18-22 cm
Poids : 12-18 gr

Le Tarin des pins mâle adulte a les parties supérieures brun chamoisé teinté de gris avec de larges stries brun foncé. On distingue parfois une teinte verdâtre. Les couvertures sus-caudales sont semblables ou d’un brun plus foncé, avec des plumes aux bases jaunes. Sur le dessus des ailes, les couvertures sont brun foncé ou noirâtres avec des extrémités claires, mais les grandes couvertures ont des extrémités jaunâtres plus larges. L’alule et les premières couvertures sont noires ou brun noirâtre. Les rémiges sont identiques, mais avec de fins liserés chamoisés. Nous remarquons une petite tache jaune carrée à la base des primaires externes, mais elle est souvent cachée. Les tertiaires ont des bordures pâles.
En vol, l’oiseau présente de larges bases sombres sur les couvertures alaires, et une large barre alaire jaunâtre à travers la base des rémiges.  

Les parties inférieures sont claires, généralement blanc chamoisé, avec d’étroites stries sombres du menton à la poitrine. L’abdomen et les couvertures sous-caudales sont davantage striés. 

Les mâles, en particulier ceux du sud-ouest de la distribution, ont les parties supérieures plus vertes tandis que le dessous est plus pâle et moins strié. Les ailes et la queue présentent davantage de jaune. Ces oiseaux sont décrits comme étant la « forme verte » de la race nominale.

Le bec pointu est brun clair ou grisâtre avec l’extrémité sombre. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont brun sombre.  

La femelle ressemble au mâle mais elle est légèrement plus claire, avec des extrémités plus pâles sur les grandes et moyennes couvertures, et une tache jaune plus petite à la base des primaires externes.

Le juvénile ressemble à l’adulte mais avec des stries plus fines sur les parties supérieures brun chamoisé. Les extrémités des grandes et moyennes couvertures sont blanchâtres et non jaunâtres.
Les parties inférieures sont chamois clair et finement striées de brun foncé.

SOUS-ESPECES ET DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :     
Le Tarin des pins a trois sous-espèces.
S.p. pinus (décrite plus haut) se trouve dans le centre-sud et le sud-est de l’Alaska, au Canada, et dans l’ouest et le nord-est des Etats-Unis. Elle hiverne vers le sud jusqu’au nord et le centre-est du Mexique.

S.p. macropterus se trouve dans le nord de la Basse Californie et dans le nord-ouest et le centre du Mexique (vers l’est jusqu’à Veracruz).
Cette race est légèrement plus claire que la race nominale, avec des stries moins nettes sur le corps, et en particulier sur la poitrine. Le mâle a davantage de jaune à la base de la queue.

S.p. perplexus se trouve dans les montagnes du sud du Mexique (Chiapas) et dans l’ouest du Guatemala.
Cette race est légèrement plus petite, plus claire ou gris-brun sur le dessus. La face et les parties inférieures sont grisâtre pâle. La poitrine et les flancs sont indistinctement striés.
Le juvénile est plus brun que celui de la race nominale, avec des stries plus foncées, des extrémités couleur cannelle sur les couvertures alaires et des parties inférieures chamois clair.

HABITAT :       
Le Tarin des pins fréquente les forêts de conifères ou mixtes (conifères et feuillus). Les forêts de conifères sont composées de plusieurs espèces telles que Pinus, Picea, Abies et Larix, des espèces qui procurent des pommes de pins et donc des graines. Les forêts de feuillus comprennent des espèces telles que Quercus, Fagus, Betula, Ulmus, Acer et Tilia.
Pendant la saison de reproduction, les oiseaux se déplacent jusqu’aux lisières externes des forêts de conifères où ils trouvent des insectes dans les herbes et les buissons de ces zones.
En automne et en hiver, le Tarin des pins quitte les forêts pour atteindre les zones ouvertes où il peut trouver de la nourriture, en particulier des graines de plantes herbacées. Puis, il revient vers les forêts où il peut s’abriter et être protégé dans les arbres.
Cette espèce fréquente aussi les zones suburbaines avec des arbres pour s’y réfugier. Elle profite aussi des nombreuses mangeoires mises à disposition et bien pourvues par les habitants.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Tarin des pins a pour cri habituel un « zreeeeeet» bourdonnant et ascendant émis parmi d’autres sons. Le cri en vol est un « zwee » ou « psee » soudain. Pendant le vol, un « tit-a-tit » accompagne les ondulations et les battements d’ailes.    
Lorsque les oiseaux se nourrissent ou volent en groupes, ils émettent des cris de contact essoufflés, mais en revanche, un seul oiseau peut rappeler tout le groupe avec une seule note.

Le chant du Tarin des pins est souvent plus nasillard que celui d’autres Fringillidés. Plusieurs mâles émettent des murmures, des trilles rauques et des notes courtes ascendantes au milieu du chant qui dure de 3 à 13 secondes. Ce chant est ainsi décrit « che-che-che chew zzzhreeee to ta chew » se terminant quelquefois par un « brrrrr » roulé.
Le mâle adulte peut ajouter continuellement de nouveaux chants à son répertoire.    

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Tarin des pins se nourrit principalement de graines de diverses espèces d’arbres, conifères et feuillus. Il consomme également les graines de plusieurs espèces d’herbes, dont, entre autres, les pissenlits, les tournesols et les chardons. Mais il utilise aussi les mangeoires à oiseaux dans les zones suburbaines.
Des insectes, araignées et larves font aussi partie de son régime en été. Les jeunes sont d’ailleurs nourris avec des insectes et des larves. Il est parfois attiré par le sel sur les routes, par la sève des érables, et les bourgeons, morceaux de fleurs, nectar et jeunes pousses semblent aussi très appréciés selon les saisons.  

Pissenlit
Tournesol
Chardon

Le Tarin des pins se nourrit de manière active dans les arbustes, les arbres et les herbes. Il lui arrive de se suspendre la tête en bas pour atteindre des graines. Il se nourrit à tous les niveaux dans les arbres, mais surtout dans la canopée, en marchant et en sautillant sur les branches, cherchant attentivement et examinant les brindilles, les bourgeons et les pommes de pins. Il cherche aussi dans la végétation basse et sur le sol.  
Il lui arrive de consommer du sel et du gravier sur les routes, ce qui parfois lui est fatal sur des routes très fréquentées.

Le Tarin des pins se nourrit habituellement en couples ou en petits groupes, ou en bandes plus importantes même pendant la saison de reproduction. Pendant l’hiver, il est souvent observé en compagnie de chardonnerets.    

Pendant la période de reproduction, le Tarin des pins devient agressif envers les autres espèces, et même quelquefois pendant l’hiver. En tant qu’espèce arboricole, il défend son territoire de nidification dans les arbres. Ils peuvent nidifier en colonies clairsemées, mais aussi en couples isolés.
L’espèce est monogame et territoriale. Elle défend une petite zone de deux mètres autour du nid pendant la ponte et l’incubation.

Les parades et la formation du couple se produisent au sein des groupes hivernaux. Le mâle effectue des parades aériennes au-dessus des arbres, volant en décrivant des cercles au-dessus de la femelle tandis que les ailes et la queue sont largement déployées. Ces parades sont accompagnées de chants.
Pendant les parades, lorsque la femelle sollicite l’accouplement, elle émet des cris doux en se courbant tandis que les plumes des ailes et de la queue vibrent doucement. Elle émet aussi un gazouillis bas quand elle réclame de la nourriture à son partenaire.   

Une fois le couple formé, le mâle continue les vols et les chants tandis que la femelle construit le nid. Il la nourrit pendant la construction, mais aussi jusqu’à la fin de l’incubation. Il va aussi lui procurer de la nourriture pendant encore huit jours après l’éclosion des œufs, principalement le matin, et la femelle nourrit ensuite les poussins par régurgitation. Elle nettoie régulièrement le nid entre chaque nourrissage.  

Le Tarin des pins est résident et migrateur partiel, mais il pratique fréquemment des irruptions. Ces arrivées soudaines en un lieu sont observées les années où les pommes de pins viennent à manquer dans le nord de l’aire de reproduction. Dans ce cas, les oiseaux peuvent alors se déplacer en bandes de plusieurs milliers d’individus.
Les races du sud sont principalement sédentaires ou effectuent des migrations altitudinales, tandis que les populations migratrices du nord se déplacent vers le sud pour atteindre la Golfe du Mexique et le sud de la Floride. L’espèce est très nomadique en automne et en hiver, avec des déplacements associés aux ressources alimentaires.
Le Tarin des pins est un visiteur irrégulier sur les îles de la Mer de Béring, en particulier les Iles Pribilof et les Iles Aléoutiennes.    

Le vol du Tarin des pins est ondulant. L’oiseau alterne plusieurs battements rapides avec des moments où les ailes sont collées au corps. Le vol est haut, puissant et rapide.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction a lieu entre fin février et début septembre, avec un maximum entre mars et août.
Le Tarin des pins produit une couvée par saison, parfois deux.
Le nid est construit par la femelle, bien caché sur la branche horizontale d’un arbre, souvent un conifère, mais aussi parfois dans un arbre à feuilles caduques ou un arbuste. Il est situé entre 3 et 12 mètres de hauteur. Le mâle rassemble généralement quelques matériaux pour le nid.
La femelle construit une structure compacte en forme de coupe avec des brindilles, des herbes, des feuilles, des tiges, des éclats d’écorce et des radicelles. L’intérieur de la coupe est tapissé de mousse, de poils et de plumes.  

Elle dépose 3-4, parfois 2-5 œufs bleu-verdâtre pâle avec des points sombres sur le côté le plus large. Elle incube pendant 13-15 jours pendant lesquels le mâle la nourrit. La femelle couve les poussins pendant les premiers jours de leur vie tandis que le mâle apporte de la nourriture. Plus tard, les deux parents nourrissent la couvée.
Les jeunes quittent le nid au bout de deux semaines après l’éclosion. Ils deviennent indépendants 13 à 17 jours plus tard.
Le nid est quelquefois parasité par le Vacher à tête brune.