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Ang : Iberian Magpie
All: Blauelster
Esp: Rabilargo Ibérico
Ital: Gazza aliazzurre
Nd: Blauwe Ekster
Sd: iberisk blåskata

Photographe :

Nicole Bouglouan
PHOTOGRAPHIC RAMBLE

Texte de Nicole Bouglouan

Sources :

THE HANDBOOK OF BIRD IDENTIFICATION FOR EUROPE AND THE WESTERN PALEARCTIC by Mark Beaman, Steve Madge - C.Helm - ISBN: 0713639601

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607


Avibase (Denis Lepage)

Pájaros de España (JL Beamonte)

HBW Alive

Wikipedia (The Free encyclopediae)

The Royal Society
Inferring the phylogeny of disjunct populations of the azure–winged magpie Cyanopica cyanus from mitochondrial control region sequences by Koon Wah Fok, Christopher M. Wade, David T. Parkin

Algarve Wildlife

THE NESLING DIET OF THE IBERIAN AZURE-WINGED MAGPIE CYANOPICA CYANUS COOKI IN SW PORTUGAL

Welcome to WhoZoo (Jill Foley)

THE AVIANWEB (Sibylle Faye)

 

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Pie bleue ibérique
Cyanopica cooki

Ordre des Passériformes – Famille des Corvidés

INTRODUCTION :
La Pie bleue ibérique est aujourd’hui traitée en tant qu’espèce à part entière et monotypique, alors qu’auparavant, Cyanopica cyanus et Cyanopica cooki étaient une seule et même espèce.

A la suite de plusieurs études concernant d’une part les sept sous-espèces de C. cyanus et d’autre part C. cooki, aussi bien analyses génétiques que morphologiques, il a été constaté que les données morphologiques étaient en accord avec les résultats des analyses génétiques. La différence entre les oiseaux de l’ouest et de l’est est beaucoup plus importante qu’entre les diverses sous-espèces des populations asiatiques.

Ces résultats rejettent donc l’hypothèse d’une introduction récente de C. cyanus en Europe. La Pie bleue ibérique est probablement originaire de la Péninsule Ibérique et non le résultat de l’introduction d’oiseaux asiatiques. De récentes études génétiques désignent deux espèces séparées, une en Europe et l’autre en Asie.

De plus, la découverte de fossiles de cette espèce, datant de plus de 44 000 ans, à Gibraltar en 2000, a finalement imposé et prouvé que les Pies bleues ibériques étaient dans la région depuis fort longtemps. Cette découverte est un argument de poids au niveau des conclusions.

DESCRIPTION DE L’OISEAU:
Quelques mesures :
Longueur : 34-35cm 
Poids : 65-75 gr

La Pie bleue ibérique a la tête et la nuque d’un noir intense aux reflets violacés qui descend jusque sous les yeux. La zone malaire est blanche ainsi que la gorge.  
Les ailes sont bleues. Les rémiges ont des vexilles internes noirs et des vexilles externes bleus. Les primaires ont une extrémité blanche sur les vexilles externes qui augmente en surface vers les primaires externes. La queue très graduée est longue, 190 à 197 mm, et de couleur bleue jusqu’aux extrémités des rectrices. Les parties supérieures sont brun rosé, avec un léger reflet gris. Les parties inférieures sont également brun rosé, excepté la gorge blanche, et le haut de la poitrine, très clair. Les côtés de la poitrine et les flancs sont plus foncés, mais le centre de l’abdomen est presque blanc.
Le bec est fort et noir, typique des Corvidés, mais moins important que celui de la Pie bavarde. Les yeux sont brun foncé ou noirâtres. Les pattes et les doigts sont noirs.

Mâle et femelle sont identiques.
Le juvénile est plus foncé et brunâtre, avec les extrémités beiges sur les plumes de la tête noir brunâtre. Les couvertures alaires sont bordées de beige tandis que les grandes couvertures sont terminées de blanc et forment une étroite barre alaire. Les parties supérieures sont brunâtres, avec un reflet gris bleu. L’extrémité de la queue est émoussé et présente des liserés chamois.  

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE
La Pie bleue ibérique se trouve en Espagne sauf dans le nord et l’est, et dans l’est et le sud du Portugal.

HABITAT:
La Pie bleue ibérique fréquente les bois ouverts, les vergers et les plantations d’oliviers. On la trouve plutôt dans les bois de chênes (Quercus) avec quelques pins clairsemés à proximité d’un cours d’eau.
Elle fréquente les clairières, les chemins, les bords de route et les terrains désertiques avec des arbres épars où elle se réfugie dès qu’une menace se précise, en piaillant avec force.
Elle est visible jusqu’à 700 mètres d’altitude dans les gorges des contreforts des collines. Elles forment de grandes bandes sur les dunes côtières et les pinèdes dans le sud-ouest de l’Espagne. C’est aussi un lieu de compétition avec la Pie bavarde, mais pour une fois, la Pie bleue ibérique arrive à l’emporter sur sa rivale.     

CRIS ET CHANTS: SONS PAR XENO-CANTO
La Pie bleue ibérique émet des « zschreee » discordants, plus rauques que ceux de C. cyanus, et divers cliquetis répétés tandis qu’elles se déplacent sous le couvert végétal.   
Quand elles sont effrayées et en bandes, les pies bleues ibériques lancent leur cri « krii-krii » tandis qu’elles s’éloignent. Ce pourrait être un cri d’alarme. Pendant la nidification, un fort « shriii » rauque semble être le cri le plus commun.
Le mâle en parade émet des bavardages sourds.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE:
La Pie bleue ibérique se nourrit de fruits, baies, insectes, graines, herbes et tiges, et petits reptiles. C’est un omnivore qui mange de tout, mais elle aime aussi et par-dessus tout les grands insectes au printemps et à l’été, et les graines et les fruits à l’automne et à l’hiver, sans rechigner devant une charogne. Elle consomme aussi des vers de terre et des larves, et des chenilles processionnaires du pin. Mais aussi des insectes volants comme les fourmis volantes, et des sauterelles de toutes tailles. Suivant les régions, elle se nourrit aussi de glands et d’olives. Elle fréquente les abords des habitations où elle « fait » les poubelles en hiver.

La Pie bleue ibérique est un oiseau très bruyant et grégaire, qui vit toute l’année en groupes. C’est un oiseau toujours inquiet, criard, et il semble que les cris continus maintiennent la cohésion au sein du groupe.  Le soir, ils se rassemblent en dortoirs où peuvent se réunir des centaines d’individus et même plus.
Extraordinairement agressive face aux intrus, surtout en période de nidification, la pie bleue attaque n’importe quel intrus, petit ou grand, y compris l’homme, s’il s’approche trop du nid. Des cris alertent les couples et les groupes dispersés qui se mettent alors à crier et à attaquer l’agresseur. La Pie bleue ibérique se reproduit en colonies lâches, environ 14 couples sur un hectare.
Pour se nourrir, elle picore sur le sol. Pour les fruits ou une charogne, elle tient sa nourriture avec une patte et tire avec le bec. Elle poursuit et capture les insectes en vol avec facilité. En hiver, elle se rapproche des habitations et récupère les débris dans les poubelles. Elle sait aussi extraire les larves d’insectes des fissures de l’écorce des arbres.

La parade nuptiale commence en hiver. Le mâle s’approche de la femelle avec les ailes entrouvertes et vibrantes, inclinant la queue vers elle en la maintenant légèrement déployée. Il courbe la tête et marche de côté avec empressement, en tournant autour de la femelle. Ces parades sont bruyantes et se déroulent en groupes denses qui se poursuivent au sol et sous les arbres, montant et descendant les branches. Les mâles ont les plumes de la nuque hérissées.

La Pie bleue ibérique fait preuve de sociabilité en toutes situations, protégeant les jeunes d’un autre couple s’ils tombent du nid, défendant la zone de nidification à plusieurs, et repoussant ensemble les éventuels intrus.

Elle est très sédentaire et occupe un vaste territoire dont elle ne sort que si les conditions climatiques sont mauvaises. Elle bouge de façon routinière à l’intérieur de cette zone. On observe quelques déplacements occasionnels dans le nord-est de l’Espagne et l’extrême sud-ouest de la France.

La Pie bleue ibérique a un vol rapide avec des battements courts quand elle s’enfuit. Sinon, elle vole d’arbre en arbre, et monte rapidement vers la cime après un vol bas.

REPRODUCTION  DE  L’ESPECE:
Le nid de la Pie bleue ibérique a sa structure faite de branchettes égales en taille, représentant presque 50% du nid. Ensuite, on trouve des lichens, des chiffons et du papier, formant une couche fine sur laquelle repose une couche de terre tassée de 5 mm d’épaisseur. La coupe intérieure est garnie à 60% de mousse, et le reste par des petits morceaux de papier, tissu, bouts de laine et poils d’animaux domestiques.
Le nid est construit dans un arbre par la femelle avec les matériaux apportés par le mâle et quelques aides. Il se situe à des hauteurs variables, allant de 3 à 15 mètres. La majorité des nids se trouve face à l’est, soit sur la première branche d’un arbre, soit dans la fourche terminale des pins inférieurs à 8 m de hauteur. La construction dure entre 10 et 15 jours. Un vieux nid n’est jamais réutilisé.

La femelle dépose, début juin, 5 à 6 œufs beige clair, grisâtres, blanchâtres et même verdâtres tachetés de sombre et ornés de marques violacées ou grises. L’incubation dure environ 17 jours, assurée par la femelle. Le mâle s’occupe d’elle toutes les demi-heures, et retire les fientes du nid. A la naissance, les poussins sont couverts d’un duvet très clair et rare. La femelle mange les coquilles des œufs dans le nid. Les adultes et les aides nourrissent les poussins par régurgitation, en moyenne 5 à 6 fois par heure. L’arrivée des parents au nid est saluée par des piaillements intenses, mais si un péril les menace, les adultes émettent un cri spécial, et les poussins se tassent immédiatement au fond du nid et se taisent.
Quand ils quittent le nid, leur queue est encore courte et les ailes sont peu développées. A 17 jours, ils peuvent se tenir debout et bouger sur les branches autour du nid. Ils suivent leurs parents en réclamant leur nourriture. Jusqu’à 4/5 mois, on reconnaît les jeunes à leur calotte grise et non noire.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
Les populations des Pies bleues ibériques ont tendance à devenir de plus en plus locales et n’augmentent pas. Les dérangements causés par les humains près des nids ne favorisent pas la réussite des couvées. Elle est en général plus abondante dans le sud de l’Espagne et du Portugal (où la population semble augmenter).
Cependant, la population globale est en déclin à cause de la dégradation de l’habitat par l’abattage des chênes dans plusieurs régions. La compétition entre cette espèce et la Pie bavarde est un autre problème important.
Une estimation récente des populations donne 40 000 couples au Portugal et 250 000 couples en Espagne.
En l’absence de statuts, il faut considérer la Pie bleue ibérique comme une espèce à surveiller dans le futur.

Dans les bois
Situations diverses
Sur la cl˘ture

Autres

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