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Fr: Miro des Chatham
Ang: Black Robin – Chatham Island Robin
All: Chathamschnäpper
Esp: Petroica de las Chatham
Ita: Balia melanica dell'Isola Chatham
Nd: Chathamvliegenvanger
Sd: Chathamsydhake

Photographes:

Don Merton

Avec l’aimable concours du Department of Conservation Te Papa Atawhai, 2014
Department of Conservation

Simon Tan (Miro mésange)
PBase Bird galleries

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 12 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-David Christie - Lynx Edicions - ISBN: 8496553423

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

Department of Conservation

New Zealand bird status between 2008 and 2012

New Zealand Birds Online

New Zealand birds and birding (Narena Olliver)

Terra nature

Wikipedia, the free encyclopaedia

Chatham Islands, New Zealand

Stories from Rangatira Island - The Black Robin Story

HBW Alive

 

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Miro des Chatham
Petroica traversi

Ordre des Passériformes – Famille des Pétroïcidés

INTRODUCTION :
Comme la majorité des espèces des Iles Chatham, le Miro des Chatham est un oiseau rare.
L’introduction des mammifères prédateurs qui a accompagné l’installation des humains a détruit de nombreuses espèces aviaires sur ces îles, excepté sur Little Mangere Island. Mais cette menace est toujours présente.

L’histoire du Miro des Chatham est plutôt triste. Tous les miros vivants ont le même ADN car ils sont les descendants d’une seule femelle, ce qui les rend très vulnérables à la moindre maladie.
En 1972, seulement 18 miros furent trouvés sur Little Mangere Island. En 1976, il ne restait que 7 oiseaux. En dépit du déplacement de ces oiseaux sur Mangere Island où l’habitat était plus adapté, deux autres miros moururent en 1980 et aucune reproduction n’eût lieu.

Mais finalement, le Miro des Chatham fut sauvé de l’extinction grâce à l’utilisation de parents d’adoption afin de relancer la productivité. On retirait les œufs du Miro des Chatham pour les donner à couver à des parents adoptifs, tandis que le couple de miros produisait une autre couvée de remplacement.
Après plusieurs problèmes, des échecs et de nombreuses difficultés, le dernier couple de Miros des Chatham et l’espèce adoptive, en l’occurrence le Miro mésange, sous-espèce des Chatham (Petroica macrocephala chathamensis) ont fini par sauver le Miro des Chatham de l’extinction.

On trouve aujourd’hui une population nouvellement établie sur les îles Mangere et South East (Rangatira), et le Department of Conservation espère continuer ses travaux en établissant d’autres populations sur des îles débarrassées des prédateurs, en particulier sur les Iles Pitt et Chatham.
En 2011, la population totale était estimée à environ 230 individus matures. Les chiffres augmentent lentement et en 2013, on comptait 298 oiseaux matures.

Title: Chatham Island Black Robin
Photographer: Don Merton
Date: 2004
Location: Chatham Islands Area
Description: Chatham Island Black Robin, South East Island, February 2004
Department of Conservation Te Papa Atawhai, 2014

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 15 cm
Poids : 22-25 gr

Le Miro des Chatham des iles du même nom, et le Miro mésange, sous-espèce des Snares (P.m. dannefaerdi) ont le plumage entièrement noir, et cette forme mélanique cache les dessins colorés caractéristiques des autres membres du genre Petroica. En effet, plusieurs mâles ont des taches rouge, orange ou rose sur les parties inférieures. Ces deux formes entièrement noires ne présentent pas ces dessins caractéristiques.
Ces critères particuliers pourraient être dus à l’absence de prédateurs avant l’arrivée des humains sur les îles. Ces oiseaux se nourrissaient essentiellement sur le sol, et leur couleur sombre était probablement une adaptation à leurs comportements plutôt terrestres. Mais il faudrait davantage d’information pour expliquer cela.   

Pour comparaison:

Miro mésange au plumage noir

Sous-espèce des Snares

Petroica macrocephala dannefaerdi

Chez le Miro des Chatham, les deux adultes sont identiques et entièrement noirs tout au long de leur vie.  
Le bec, les pattes et les doigts sont noirs. Les yeux sont brun foncé.

Le juvénile présente des stries indistinctes effilées et claires sur la calotte et les parties inférieures.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Le Miro des Chatham était autrefois présent sur les cinq îles principales couvertes de forêts du groupe des Chatham. Mais aujourd’hui, cette espèce n’est présente que sur Rangatira Island (nom Maori de South East Island) qui est un sanctuaire protégé.

HABITAT :          
Le Miro des Chatham fréquente l’intérieur des forêts où il se nourrit et se reproduit. Cette espèce s’aventure rarement en dehors des bois et ne se reproduit pas bien dans des zones plus ouvertes avec de la végétation clairsemée.
L’habitat le plus adapté est la forêt avec une canopée fermée, des sous-bois denses et un couvert végétal en lisière.

CRIS ET CHANTS :
Le Miro des Chatham a pour cri de contact une seule note haut-perché, également émise en guise d’alarme ou en signe d’agressivité. Les mâles et les femelles territoriaux lancent des « chuck » agressifs et des notes descendantes.
Le chant, habituellement émis par le mâle, est une série de 4-5 notes claires, en général moins riches ou mélodieuses que le chant des oiseaux du continent. Le répertoire d’un individu peut comprendre de 5 à 13 notes, mais parfois davantage.
Les vocalises les plus typiques comprennent des trilles, des pépiements et des sifflements. 

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Miro des Chatham se nourrit principalement d’invertébrés et surtout d’insectes qu’il trouve dans le tapis de feuilles mortes sur le sol de la forêt ou dans la végétation basse.
Cependant, il capture environ la moitié de ses proies en se jetant sur elles, d’autres en s’élançant brusquement depuis la végétation ou en voltigeant et en les poursuivant dans les airs. Les proies habituelles comprennent souvent cafards, vers, wetas, mouches, phalènes, coléoptères, chenilles et araignées.
Quelques baies sont occasionnellement consommées selon la saison.

Les comportements nuptiaux du Miro des Chatham sont assez semblables à ceux des autres espèces du genre Petroica. Ils sont très territoriaux pendant la reproduction, et leur espace est vigoureusement défendu. Ils sont monogames et les liens du couple durent très longtemps. Ils sont fidèles aux sites de reproduction et à leur partenaire.

Ils effectuent peu de parades nuptiales. Ils agitent leurs ailes en mouvements nerveux, et le mâle poursuit la femelle à travers les arbres de la forêt. Des offrandes de nourriture du mâle à la femelle sont également observées pendant les parades et tout au long de l’incubation.

Le Miro des Chatham est sédentaire. Il n’y a pas de migration naturelle entre les îles à cause de l’eau et des grands espaces découverts.
C’est un oiseau très actif qui se déplace en vols courts et directs d’une branche à l’autre. Mais sa capacité de vol semble réduite.          

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction a lieu au printemps et en été. Le site de reproduction se trouve à l’intérieur de la forêt.
La femelle construit le nid, une structure en forme de coupe, dans une cavité, dans un arbre ou dans des plantes  retombantes denses. Le nid se trouve en général à moins de deux mètres du sol.
Il est fait de brindilles, écorce et feuilles sèches, tenus ensemble par de la toile d’araignée. L’intérieur est tapissé de matériaux plus doux comme de la mousse et des plumes.

La ponte a lieu en général entre octobre et fin décembre. La femelle dépose 1-3, le plus souvent 2 œufs blanchâtres avec des marques sombres. Elle incube seule pendant 17-19 jours mais elle est nourrie par le mâle. Les poussins noirs sont couvés par la femelle, mais les deux parents les nourrissent. Ils quittent le nid au bout de trois semaines après l’éclosion, et sont encore dépendants des adultes pour la nourriture pendant 3-6 semaines de plus.
L’espèce peut produire deux couvées par saison.

PROTECTION / MENACES / STATUTS : 
Le Miro des Chatham a aujourd’hui une population stable d’environ 298 oiseaux matures (chiffres de 2013). Comme il se trouve sur des îles débarrassées des prédateurs, l’espèce est relativement en sécurité, mais reste néanmoins vulnérable à toute incursion accidentelle des prédateurs et aux maladies. De plus, l’étendue de l’habitat adapté aux besoins de ces oiseaux est réduite, et une nouvelle localisation pour un troisième site de reproduction serait nécessaire pour augmenter la population.
Actuellement, le Miro des Chatham est considéré comme espèce en Danger d’Extinction à cause de la faible population et de la distribution restreinte.