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Fr: Gobemouche de la taïga
Ang: Taiga Flycatcher
All: Taigazwergschnäpper
Esp: Papamoscas de la taiga
Ita: Pigliamosche della taiga
Nd: Taigavliegenvanger
Sd: tajgaflugsnappare

Photographes:

Didier Buysse
Vision d’Oiseaux

William Price
PBase-tereksandpiper & Flickr William Price

Alan & Ann Tate
AA Bird Photography

Ingo Waschkies
Bird Photography

Texte de Nicole Bouglouan

Sources

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 11 by Josep del Hoyo, Andrew Elliott and David Christie - Lynx Edicions - ISBN: 849655306X

A Field Guide to the Birds of South-East Asia by Craig Robson. New Holland Publishers. ISBN: 9781780090498

Avibase (Denis Lepage)

Birdlife International

Birds of the World

Thai National Parks

Singapore Birds Project

Birds.kz

Bird Count India

Sibirds.ru Siberian Birdwatching Community

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Gobemouche de la taïga
Ficedula albicilla

Ordre des Passériformes – Famille des Muscicapidés

INTRODUCTION :
Le Gobemouche de la taïga était auparavant une sous-espèce du Gobemouche nain, mais il est aujourd’hui une espèce à part entière. Il a été décrit en 1811 par Peter Simon Pallas, un zoologue et botaniste qui travaillait en Russie.
Le Gobemouche de la taïga se reproduit dans le nord de l’Eurasie, depuis l’est de la Russie jusqu’en Sibérie et en Mongolie. Il migre vers le sud pour passer l’hiver dans le sud et le sud-est de l’Asie. Il est occasionnellement observé dans l’ouest de l’Europe.
Il fréquente les bois ouverts, les lisières des forêts, les pousses secondaires, les parcs et les jardins. Il se nourrit principalement d’insectes, d’arthropodes, de vers de terre et d’escargots.
L’espèce est monogame. La femelle construit un nid en forme de coupe dans un trou d’arbre ou dans un mur, à quelques mètres de hauteur. Il se reproduit en couples isolés.
Le Gobemouche de la taïga est décrit comme étant bien répandu et commun dans ses aires d’hivernage, et la population semble stable. L’espèce n’est pas globalement menacée pour le moment.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :    
Longueur : 11-13 cm
Envergure : 20 cm
Poids : 14 gr

Le Gobemouche de la taïga mâle adulte est légèrement plus grand que le Gobemouche nain.
En plumage nuptial, le mâle a la tête et les parties supérieures brunes ou brun grisâtre, mais les couvertures sus-caudales sont plus foncées, presque noirâtres. La queue est noirâtre avec les bases blanches sur les rectrices externes.
Les parties inférieures sont blanches avec une légère teinte pêche. Le menton et la gorge sont rouge orangé et largement bordés de gris.
Sur la tête brune, les lores, la zone malaire et les parotiques sont gris.   
Le bec pointu est noirâtre avec une teinte jaunâtre, et l’extrémité est variablement sombre. Les yeux sont bruns, et entourés d’un cercle oculaire blanc, généralement plus net en dessous de l’œil. Les pattes et les doigts sont bruns ou noirâtres.  

Chez le mâle en plumage d’hiver, la tache rouge orangé est réduite. En dessous, les flancs sont davantage chamoisés.

La femelle ressemble au mâle mais elle n’a pas la tache rouge orangé sur la gorge qui est plutôt blanche. Les parties inférieures sont chamois grisâtre.

Le jeune de premier hiver ressemble à la femelle, mais les grandes couvertures et les tertiaires ont des extrémités chamoisées.

Femelle

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :      
Le Gobemouche de la taïga se reproduit depuis l’est de la Russie, et vers l’est jusqu’en Sibérie (jusqu’au Kamchatka), vers le sud jusqu’à l’extrême nord-est du Kazakhstan, le nord de la Mongolie et la région de l’Amour.
Il hiverne depuis le sud du Népal vers l’est jusqu’au nord-est de l’Inde, au Bangladesh, en Asie du Sud-est et dans le sud-est de la Chine. L’espèce vagabonde parfois mais rarement jusque dans l’ouest de l’Europe.

HABITAT :   
Le Gobemouche de la taïga fréquente les forêts de feuillus et mixtes dans les montagnes, avec une préférence pour celles qui offrent un sous-bois épais et de grands arbres. Il préfère les bois ouverts avec des clairières et des zones près de l’eau.
En migration, on peut l’observer dans les bosquets buissonneux et les forêts modifiées par l’homme.
Pendant l’hiver, il se trouve dans les forêts, les bois, les plantations, les parcs et les jardins, jusqu’à 2000 mètres d’altitude. 

Photographié en

Grande Bretagne

Photographié en

Grande Bretagne

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Gobemouche de la taïga émet un « trrr » doux et moins fréquemment quelques « tek » secs, ainsi qu’un « zree » ou « zee-it » dur. 
Le chant est une séquence rapide composée de notes rythmées, d’abord dures et haut-perché, puis se terminant en notes claires et descendantes « zri zri zri chee chee dee-cha dee-cha dee-cha chu chu chu tu tu tu tu too taa ».    

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Gobemouche de la taïga se nourrit principalement d’insectes tels que Coléoptères et araignées. Des arthropodes comprenant des Odonates, des Plécoptères, des Orthoptères et des Dermaptères, ainsi que les adultes et les larves de Lépidoptères et aussi des Diptères font partie de son régime. Il consomme également des opilions, des cloportes, des vers de terre et des escargots.

Il se nourrit généralement seul depuis le niveau moyen de la forêt jusqu’au sol, en sautillant et en se faufilant dans la végétation, parfois aussi en voltigeant. Il capture des insectes volants en s’élançant rapidement dans les airs avec des battements actifs et de manière brève, mais il se nourrit aussi sur le sol.
Comme de nombreux Muscicapidés, il agite souvent nerveusement les ailes et la queue.    

Le Gobemouche de la taïga est monogame et nidifie en couple isolé. Le nid en forme de coupe est construit par la femelle à quelques mètres au-dessus du sol, dans un trou d’arbre ou dans un mur. Il accepte aussi les nichoirs artificiels.
Les parades nuptiales sont mal connues, mais le mâle semble faire des offrandes de nourriture à la femelle, et il la nourrit aussi lorsqu’elle est au nid. Nous pouvons aussi suggérer que la tache vivement colorée de la gorge est exposée et mise en valeur par des positions adaptées.

Le Gobemouche de la taïga est migrateur. Il quitte les aires de reproduction entre août et fin octobre en passant par l’est de  la Chine entre mi-septembre et fin octobre. Le retour commence en avril/mai, en passant par le nord de la Chine et la Mongolie, et continue jusqu’à début juin. Des oiseaux peuvent vagabonder jusqu’à l’ouest de l’Europe, allant même  jusqu’en Grande Bretagne.
Le vol est direct et flottant avec des battements peu profonds.   

REPRODUCTION DE L’ESPECE :       
La saison de reproduction a lieu de mi-juin à août. Cette espèce ne produit qu’une seule couvée par saison.
Le nid du Gobemouche de la taïga est construit par la femelle. C’est une structure en forme de coupe faite avec de la mousse, des tiges d’herbes, des feuilles, des fibres végétales, et l’intérieur est tapissé avec des poils. Des lichens ou de la mousse sont parfois entrelacés dans la paroi externe du nid.
Le nid se trouve à 4 mètres ou plus au-dessus du sol. Il peut être construit dans un trou, dans un arbre ou un mur, mais aussi sur une branche près du tronc. Cette espèce peut aussi utiliser des nichoirs artificiels. Elle utilise également des anciens nids abandonnés par des pics et d’autres espèces.

La femelle dépose 5-6 œufs et incube seule pendant 12 à 15 jours. Elle peut être nourrie par son partenaire pendant cette période. C’est elle qui couve les poussins mais les deux parents les nourrissent.
Les jeunes quittent le nid 11-15 jours après l’éclosion, mais ils dépendront encore des adultes pendant quelques jours pour la nourriture.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :    
Le Gobemouche de la taïga a une vaste distribution dans laquelle il est décrit comme étant bien répandu et commun, en particulier dans les aires d’hivernage en Inde et au Pakistan. Il est irrégulier et rare dans le reste de la répartition.
La taille de la population n’est pas connue mais elle semble stable.
Le Gobemouche de la taïga n’est pas globalement menacé pour le moment.

Photographié en

Grande Bretagne

Oiseau en train de muer
Oiseau en train de muer
Oiseau en train de muer
Oiseau en train de muer