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Fr: Pipit antarctique
Ang: South Georgia Pipit
All: Riesenpieper
Esp: Bisbita de Georgia del Sur
Ita: Pispola antartica
Nd: Zuid-Georgische Pieper
Sd: Sydgeorgisk piplärka

Photographes:

Jean-Claude Billonneau
Photo gallery of BILLONNEAU Jean-Claude

Otto Plantema
Trips around the world

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 9 - by Josep del Hoyo - Andrew Elliot - David Christie - Lynx Edicions - ISBN: 8487334695

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

ARKive (Christopher Parsons)

HBW Alive

South Georgia Heritage Trust

Notes sur Anthus antarcticus - Murphy, R. C. 1923

South Georgia and South Sandwich Islands Eradication of rodents

 

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Sommaire fiches

 

Pipit antarctique
Anthus antarcticus

Ordre des Passériformes – Famille des Motacillidés

INTRODUCTION :
Le Pipit antarctique est l’un des rares passereaux qui nidifient en Géorgie du Sud et sur les petites îles adjacentes. La menace principale vient du rat brun (Rattus norvegicus) et d’autres petits rongeurs qui dévastent l’environnement et ont un effet catastrophique sur les oiseaux qui nidifient sur le sol et dont ils dévorent les œufs et les poussins.
Le Pipit antarctique est probablement en relation avec le Pipit correndera dont il représente certainement une évolution.    
Il se reproduisait auparavant dans cette région, mais aujourd’hui, sa population est considérée comme étant presque menacée. L’espèce est actuellement confinée sur des îles débarrassées des prédateurs.       
Le SGHT (South Georgia Heritage Trust) travaille actuellement à l’éradication des rats et des souris sur toute l’île.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 16-17 cm
Envergure : 23 cm

L’adulte a les parties supérieures brun foncé avec des plumes aux liserés clairs, ce qui se traduit par un important effet écaillé. Sur le dessus de l’aile, les plumes sont bordées de chamois clair et les couvertures ont des extrémités pâles, formant une barre alaire indistincte sur les couvertures médianes. La queue est plus foncée, plutôt brun noirâtre, avec les rectrices externes blanc grisâtre.
Le menton et la gorge sont blanchâtres. Le reste des parties inférieures est blanchâtre teinté de chamois et intensément strié sur la poitrine, l’abdomen et les flancs. Le centre de l’abdomen est plus uniforme.

La tête est brun foncé et finement striée de brun noirâtre. On peut voir un sourcil indistinct blanc chamoisé, et la zone autour de l’œil est de la même couleur. Le trait mustacien et la rayure malaire sont noirâtres et assez nets.
Le bec est noirâtre avec la base de la mandibule inférieure rougeâtre. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont gris rosâtre. Comme chez tous les pipits, la griffe postérieure est plus longue que les autres.
Les deux sexes sont semblables.  
Le juvénile ressemble à l’adulte avec le plumage plus chamoisé dans l’ensemble, et plus spécialement en dessous.    

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :  
Le Pipit antarctique se trouve en Géorgie du Sud, sur l’ile principale et les ilots adjacents, dans l’Océan Atlantique Sud.  
Cette espèce est endémique de la Géorgie du Sud.

HABITAT :
Le Pipit antarctique se reproduit à basse altitude dans les touffes de hautes herbes, souvent près des cours d’eau ou des mares intérieures. On peut le voir chercher sa nourriture sur les rives rocheuses au milieu des algues brunes (kelp).
Pendant l’hiver austral, il est visible le long des rives libres de glace.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Pipit antarctique émet habituellement un gazouillis en vol et des séries de cris haut-perchés. Posé sur le sol, il émet un chant plus court alternant avec des intervalles plus longs. Lorsqu’il est menacé et qu’il s’envole brusquement, il lance une note douce ou un « tzip » plus aigu.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Pipit antarctique se nourrit d’insectes et de crustacés selon l’endroit et la saison. Les insectes sont capturés au milieu des hautes herbes dans lesquelles l’oiseau marche ou court sur des distances courtes. Les herbes denses lui procurent un bon couvert végétal pendant qu’il chasse. Il capture des collemboles, des coléoptères, des mouches et des araignées.
Mais en hiver, il se nourrit aussi le long des rives lorsque la neige recouvre ses sites de nourrissage habituels. Il capture alors des petits invertébrés marins au milieu des algues. Il marche, court, s’arrête en agitant la queue de haut en bas et repart, tout en picorant des proies dans les algues.

Pendant la saison de reproduction, le mâle effectue des parades aériennes. Il s’envole dans les airs à une certaine hauteur et redescend. Cette parade est accompagnée de chants, tandis qu’il relève les ailes et la queue qui vibrent dans l’air. Ils sont monogames et nidifient sur le sol au milieu des hautes herbes, ou dans des crevasses rocheuses. 

Le Pipit antarctique est résident dans sa distribution restreinte, mais pendant la saison de reproduction, il se déplace vers les îlots du large débarrassés des prédateurs.
Son vol est agile  et ondulant.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction a lieu entre mi-novembre et janvier/février.
Le Pipit antarctique construit un nid volumineux, en forme de coupe profonde et partiellement couvert. Il est fait de radicelles et d’herbes fines. L’intérieur de la coupe est tapissé de plumes. Il est situé sur le sol dans les touffes de hautes herbes, et aussi parfois dans une crevasse rocheuse sur l’île principale.

La femelle dépose 3-4 (parfois 5) œufs brun verdâtre avec des marques plus sombres. Il y a peu d’informations sur l’incubation et la période au nid. Les deux parents nourrissent les jeunes et enlèvent les sacs fécaux.
D’après une observation, la période d’incubation se termine probablement en janvier, et dure en général 11-14 jours, quelquefois un ou deux jours de plus. La période au nid est souvent similaire, bien que les poussins puissent quitter le nid plus tôt s’ils sont dérangés. Les jeunes dépendent souvent des adultes pour la nourriture pendant deux semaines ou plus après leur envol du nid.
Cette espèce peut produire deux couvées par saison. Le Pipit antarctique, adulte ou poussin, est quelquefois la proie du Labbe antarctique (Stercorarius antarcticus lonnbergi), et aussi des rats bruns introduits.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :  
Le Pipit antarctique est très vulnérable à la prédation par Rattus norvegicus, introduit au début des années 1800 par les navigateurs et les chasseurs de baleines. Mais le Pipit antarctique se trouve à présent sur des îles débarrassées des prédateurs et où l’éradication de ces rats est en cours.
Cette espèce a une distribution restreinte, et la petite population est estimée à 3000/4000 couples, ce qui équivaut à 6000/8000 oiseaux matures et à 9000/12000 individus au total. Cette population est stable pour le moment.
Mais actuellement, le Pipit antarctique est encore considéré comme espèce Presque Menacée.