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VOL :
Le Paradisier petit-émeraude a un vol ondulant et flottant.  

REPRODUCTION DE L’ESPECE :  
La saison de reproduction a lieu entre juillet et février. La femelle construit le nid, une coupe volumineuse faite de brindilles et de rameaux, de filaments végétaux et de feuilles mortes. L’intérieur est tapissé de fibres végétales sombres et de radicelles. Le nid est situé dans la fourche d’un arbre et relativement haut, à six mètres et plus au-dessus du sol.

Elle dépose un ou deux œufs rosâtres marqués de sombre. L’incubation dure 18 à 20 jours. Les jeunes quittent le nid 18 à 19 jours après la naissance. La femelle effectue seule toutes les tâches liées à la nidification.

ALIMENTATION :  
Le Paradisier petit-émeraude se nourrit principalement de fruits et d’arthropodes.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :   
Le Paradisier petit-émeraude est commun et largement répandu dans son habitat, en dépit des menaces locales telles que la chasse pour les plumes et le commerce, et des menaces qui pèsent sur la forêt tropicale.
Cependant, l’espèce n’est pas menacée actuellement.

Ang : Lesser Bird-of-paradise
All : Kleiner Paradiesvogel
Esp: Ave-del-paraíso Esmeralda Chica
Ital : Uccello del Paradiso minore
Nd: Kleine Paradijsvogel
Sd: Liten paradisfågel

Photographes:

Michel Ottaviani
Le site de Michel Ottaviani

Otto Plantema
Trips around the world

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 14 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-David Christie - Lynx Edicions – ISBN: 9788496553507

Les Oiseaux de paradis – Histoire Naturelle et photographies - par Michel Ottaviani - Editions Prin, France – ISBN : 2-909136-40-X

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

Australian Museum

SORA Searchable Ornithological Research Archive (Blair O. Wolf)

 

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Paradisier petit-émeraude
Paradisaea minor

Ordre des Passériformes – Famille des Paradisaeidae

QUELQUES MESURES :
L : 32 cm sans les fines rectrices centrales
Poids : M : 183-300 gr – F : 140-210 gr

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Le Paradisier petit-émeraude parade en groupes au lek et les mâles sont polygames.

Le mâle adulte de la race nominale a les lores, le front, les couvertures auriculaires, la zone malaire, le menton et la gorge d’un beau vert émeraude irisé. Le reste de la tête est jaune pâle avec un reflet argenté qui s’étend vers la nuque et le manteau pour finalement se fondre dans le dos et les couvertures alaires d’un brun moyen. Les épaules et les bordures externes des grandes couvertures sont jaune clair.
Le reste des parties supérieures, les rémiges et la queue sont brun clair avec un teinte marron sur le dos, le croupion et les couvertures sus-caudales.
Sur la queue, les rectrices centrales sont très allongées et brun foncé. Seule la base comporte des barbes, le reste étant réduit à un fil très fin.

Sur les parties inférieures, la poitrine est brun-marron foncé, devenant plus pâle sur l’abdomen, les cuisses et les couvertures sous-caudales. Les couvertures centrales sont plus longues.
Les plumes des flancs sont très longues. Ce sont des filaments dont la base est jaune vif avec quelques stries marron, et qui ternissent jusqu’au blanchâtre ou blanc chamoisé vers l’extrémité.

Le bec robuste est gris bleuâtre pâle, avec les narines couvertes de plumes. Les yeux sont jaunes. Les pattes et les doigts sont gris rosâtres.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :  
Les trois races du Paradisier petit-émeraude se partagent l’habitat à travers la forêt du nord de la Nouvelle Guinée et des iles adjacentes de Misool et Yapen. L’espèce est présumée résidente.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :  
Le Paradisier petit-émeraude se nourrit principalement de fruits et d’arthropodes. Il cherche sa nourriture en général dans la canopée, mais les arthropodes sont capturés plus bas. Il lui arrive de se nourrir dans des groupes mixtes.

Comme tous les membres de cette famille, cet oiseau est très arboricole et reste souvent en haut ou à mi-hauteur de la forêt excepté pour se nourrir.
Pendant la saison de reproduction, quelques disputes et poursuites peuvent se produire entre mâles aux limites des territoires. Ces disputes sont souvent nécessaires afin d’établir une hiérarchie. Une fois qu’elle est établie, l’agressivité réduit et les femelles ne sont pas harcelées par les mâles plus jeunes lorsqu’elles visitent le lek.
Les femelles préfèrent habituellement les mâles situés au centre du lek car ce sont les plus âgés et les dominants. Les deux partenaires qui s’accouplent sont en quelque sorte protégés par les autres perchés autour d’eux et plus exposés à un prédateur potentiel.

Les parades ont lieu quand une ou plusieurs femelles approchent du lek. Les phases sont immuables avec la parade de convergence au lek, ensuite la parade statique et enfin l’accouplement. Ces parades répétées comprennent plusieurs postures et mouvements, ailes tendues en avant du corps tandis que les plumes des flancs sont « jetées » sur le dos. Ensuite, le mâle sautille le long de la branche avec le bec levé ou abaissé à chaque voyage. Ces parades et danses mettent en valeur le beau plumage des mâles, les dessins de la tête et les longues plumes des flancs. Des cris accompagnent ces mouvements. On peut compter jusqu’à douze mâles adultes perchés sur un seul arbre du lek.

FEMELLE

La femelle est plus petite. Elle a les rectrices centrales plus courtes mais plus étroites et pointues que les autres. La tête est brun foncé, devenant chamois clair sur la nuque et le manteau. Le reste des parties supérieures varie du brun moyen au brun foncé.
Sur les parties inférieures, le menton et la gorge sont brun foncé. Le reste est blanc, teinté de brun rosâtre clair sur les flancs et les couvertures sous-caudales. Les cuisses sont brunes.  

L’immature est semblable à la femelle adulte. Les jeunes ont besoin de 8 à 9 ans pour obtenir le plumage adulte complet.

On trouve trois sous-espèces :
P.m. minor décrit ci-dessus.
P.m. jobiensis est le plus grand avec des tarses plus longs.
P.m. finschi a les plumes des flancs légèrement plus courtes et d’un jaune orangé plus vif. La tache jaune de l’épaule est plus petite que chez les autres races.

CRIS ET CHANTS :  SONS PAR XENO-CANTO
Le Paradisier petit-émeraude émet des séries de « wak » aigus et haut-perchés en guise de cri d’avertissement au lek. Cette note peut varier et devenir « whi », « uwhi », « wha » ou « waiy ». On peut également entendre un « wik wong-wau wau » plus long.
Les parades de convergence commencent par quelques notes plus douces, pour ensuite ressembler aux séries précédentes mais plus excitées, plus rapides et plus aigües.  
Les cris varient en tonalité et en vitesse entre les séries ou à l’intérieur même de ces séries selon les mâles.

HABITAT :  
Le Paradisier petit-émeraude fréquente les basses forêts humides, les forêts marécageuses, les lisières et les forêts secondaires. Il est capable de s’adapter à des habitats abimés par les humains. Cette espèce est visible depuis le niveau de la mer jusqu’à 1550 mètres d’altitude.
Les mâles et les subadultes mâles restent habituellement à l’intérieur de la forêt ou fréquentent les forêts secondaires bien avancées. Les femelles et les jeunes mâles au plumage encore semblable aux femelles se trouvent dans une plus grande variété d’habitats.
Les leks peuvent être dans des forêts très dérangées ou dans des forêts secondaires à mi-hauteur en montagne, ou bien dans deux arbres rapprochés à l’intérieur de la forêt. Les mâles effeuillent la zone du lek.