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Ian McHenry
My New Zealand Birds

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 14 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-David Christie - Lynx Edicions – ISBN: 9788496553507

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

Department of Conservation

ARKive (Christopher Parsons)

New Zealand Birds Online

New Zealand birds and birding (Narena Olliver)

Te Ara – The Encyclopedia of New Zealand

Tiritiri Matangi Open Sanctuary

Terra nature

CREAGUS@Monterey Bay (Don Roberson)

HBW Alive

 

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Méliphage hihi
Notiomystis cincta

Ordre des Passériformes – Famille des Notiomystidés

INTRODUCTION :
Le Méliphage hihi est un oiseau rare de Nouvelle Zélande. Cette espèce a d’abord fait partie de la famille des Méliphagidés à cause de sa langue pourvue de poils en son extrémité pour mieux récupérer le nectar. Mais de récentes analyses ADN ont montré que cet oiseau n’avait rien d’un Méliphagidé. Certains caractères morphologiques et ses comportements pendant la reproduction et la nidification en font une espèce unique. Il est le seul membre de la famille des Notiomystidés.

Le Méliphage hihi a une distribution restreinte et une petite population confinée sur l’ile de la Petite Barrière. D’autres petites populations ont été installées sur quelques iles au large, mais elles n’augmentent que grâce à une gestion intensive des prédateurs et des apports de nourriture, et elles s’avèrent incapables de se suffire à elles-mêmes.
Le Méliphage hihi a pour nom Hihi en Maori. Il est traité en tant qu’espèce monotypique et considéré comme étant une espèce Vulnérable.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures : 
Longueur : 18 cm
Poids : M : 29-42 gr – F : 26-35 gr

Le mâle adulte a une capuche noire avec des touffes de plumes blanches courtes et érectiles de chaque côté de la nuque, utilisées pendant les parades. La capuche noire contraste avec les épaules et la demi-bande pectorale jaune d’or sur la partie basse de la poitrine. Le manteau, le dos et les scapulaires sont gris-noir. Le croupion et les couvertures sus-caudales sont olive brunâtre foncé. La queue est brun noirâtre, avec des rectrices aux liserés jaunâtres. La queue est souvent dressée lorsque l’oiseau se pose.
Le dessus des ailes est noir, avec une tache alaire blanche très nette à la base des tertiaires et des couvertures secondaires internes. Les autres couvertures et rémiges sont bordées et terminées de blanc de façon variable.

Les parties inférieures sont gris brunâtre avec des stries plus foncées indistinctes. Le dessous des ailes est blanc chamoisé avec des extrémités foncées et un bord de fuite large et sombre. Les sous-caudales sont gris brunâtre foncé.

Le bec mince et légèrement courbé vers le bas est noir. Les yeux sont brun foncé, entourés d’un étroit cercle oculaire gris foncé. Les pattes sont brun rosâtre ou brun rougeâtre sombre, alors que les doigts sont couleur chair.

La femelle est plus petite que le mâle, avec un plumage plus terne. Elle n’a ni les épaules ni la bande pectorale jaune d’or. Elle a les parties supérieures olive brunâtre. Les ailes sont comme chez le mâle, mais plutôt brun-noir que noir, avec les marques jaunes plus ternes.          
Les parties inférieures sont blanches teintées de gris brunâtre et indistinctement striées de sombre.

Le juvénile ressemble à la femelle. Il est légèrement plus brun sur le dessus et grisâtre ou brunâtre en dessous. La tache alaire est plus petite et chamoisée. Les dessins des couvertures et des rémiges sont plus ternes que chez l’adulte. Le bec est gris-noir avec la mandibule inférieure plus claire.
L’immature ressemble à l’adulte du sexe correspondant, mais il est plus terne dans l’ensemble.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Le Méliphage hihi était autrefois présent sur les Iles du Nord, de la Grande Barrière, de la Petite Barrière et de Kapiti. Après la disparition de l’espèce de ces iles, elle s’est trouvée confinée sur l’Ile de la Petite Barrière.  
Après quelques tentatives d’introduction non abouties, l’espèce a finalement été introduite avec succès sur les Iles de Kapiti, Tiritiri Matangi, dans le Sanctuaire de Karori et celui de Maungatautari.  

HABITAT :
Le Méliphage hihi fréquente les forêts natives, matures et épaisses, où il se reproduit. Il se déplace quelquefois entre différentes types de forêts selon la floraison ou la maturation des arbres.
La population éteinte de l’Ile du Nord fréquentait plutôt les forêts de feuillus toujours vertes.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Méliphage hihi a un vaste répertoire de sons haut-perchés. Le mâle émet des sons plus forts que la femelle.
Les cris d’alarme et de contact sont émis toute l’année, mais l’espèce est plus bruyante en période de reproduction.
Le mâle produit sept sortes de sons alors que la femelle en a seulement cinq. Au moins un son supplémentaire est partagé par les deux sexes.

Le cri d’alarme est une seule note « titch », qui a donné son nom anglais à l’espèce. Selon le niveau de la menace, cette note peut être émise seule ou en séries rapides. Les deux sexes utilisent cette note, ainsi que des sifflements haut-perchés sur une seule note, et aussi un gazouillis calme.
Pendant la saison de reproduction, les femelles émettent un cri d’alarme unique et fort lorsque les mâles les poursuivent, plusieurs « pew » répétés.

Le chant du mâle est un sifflement haut-perché « wee-ah-wee » avec des variantes insérées dans le même morceau. Ce chant est entendu fréquemment au début de la saison de reproduction. D’autres sons sont émis pendant les comportements agressifs, les parades et les vols nuptiaux.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :  
Le Méliphage hihi se nourrit de nectar, de fruits et de petits arthropodes. Il se nourrit principalement de nectar, et grâce à la longue langue munies de poils à l’extrémité, il peut atteindre le nectar caché au plus profond des corolles. Nectar et fruits proviennent de nombreuses espèces de plantes. Il se nourrit à tous les niveaux et occasionnellement sur le sol, mais le plus souvent dans les arbres et les arbustes.
Les invertébrés sont capturés sur le feuillage et les branches, en sondant sous l’écorce et en s’élançant dans les airs après les insectes volants. Il lui arrive de se suspendre la tête en bas pour atteindre fleurs et fruits. 
Il doit souvent faire face à une rude compétition pour la nourriture avec d’autres espèces comme le Méliphage tui et le Méliphage carillonneur.

Au début de la saison de reproduction, le mâle chante fortement jusqu’à la fin de la ponte. Il effectue des vols nuptiaux au-dessus du site du nid, pour mettre en valeur les taches blanches et jaunes de son plumage. Pendant les parades, les touffes de plumes blanches de la nuque sont dressées.

Le Méliphage hihi a un système nuptial et une structure sociale très compliqués, et les interactions entre les individus d’une même population sont nombreuses.
Le système nuptial varie de la monogamie à la polyandrie, mais on trouve aussi des cas de polygynie et de polygynandrie. Mais la monogamie reste le système le plus répandu.
La polygynandrie est un système nuptial et social complexe très rare chez les oiseaux. Cette pratique comprend plusieurs mâles et plusieurs femelles, pas forcément en nombres égaux. Les mâles s’accouplent avec plus d’une femelle, et il y a souvent compétition entre rivaux.

Le Méliphage hihi s’accouple par le biais de deux positions. La première est la méthode habituelle au cours de laquelle le mâle monte sur la femelle par derrière, mais la seconde place les deux oiseaux face à face, un comportement unique chez les oiseaux. Cette dernière est en général le résultat d’un accouplement forcé.  
Une femelle est poursuivie par un mâle (pas son partenaire habituel) jusqu’au sol. Il monte sur elle tandis qu’elle est sur le dos. Les deux oiseaux se retrouvent face à face. La femelle essaie souvent de s’échapper en déployant ses ailes et en donnant des coups de bec au mâle. Elle émet des « pew » répétés pendant cet accouplement forcé, qui attirent d’autres mâles, mais en général, seul le premier s’accouple tandis que les autres restent à environ un mètre de la scène et crient.  

Pendant la saison de reproduction, le mâle défend un petit territoire autour du nid. Il est agressif et poursuit les autres mâles. La femelle défend seulement la cavité de nidification et peut se montrer très agressive envers les autres oiseaux, y compris son propre partenaire. Des combats peuvent se produire avec beaucoup d’agressivité.

Le Méliphage hihi forme des hiérarchies où les oiseaux les plus âgés dominent les plus jeunes, et en particulier ceux du même sexe. Les mâles dominent les femelles, sauf lorsque les poussins sont encore présents au nid.

Le Méliphage hihi est sédentaire mais il se déplace à l’intérieur de sa distribution selon la disponibilité des fleurs et des fruits.
C’est un oiseau qui vole bien. Il peut parcourir plusieurs kilomètres par jour pour se nourrir.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction a lieu pendant l’été austral, de septembre/octobre à février/mars. Cependant, cette période peut varier légèrement entre les populations locales.
La femelle construit le nid dans un creux, une cavité dans un tronc ou une branche d’arbre, ou dans un arbre mort, ou n’importe quelle autre cavité, y compris les nichoirs artificiels.
C’est une plateforme faite de brindilles de bois et de radicelles, avec une coupe fabriquée avec des rhizomes de fougères tenus entre eux par de la toile d’araignée. Cette coupe est tapissée de plumes et de morceaux de fougères. Ce nid est placé habituellement entre 6 et 25 mètres de hauteur.

La femelle dépose 3-5 œufs mais la taille de la couvée décroît au cours des tentatives suivantes. Elle incube seule pendant 13 à 19 jours, et le mâle peut parfois l’assister. Les poussins sont nourris par leurs deux parents, mais surtout par la femelle. Ils quittent le nid au bout de 26-32 jours après la naissance. Ils dépendent des parents pour la nourriture pendant encore deux semaines.
Les juvéniles rejoignent des crèches environ une semaine après avoir quitté le nid. Ils sont accompagnés par des mâles adultes. Ces crèches ont certainement une grande importance au niveau du développement social des jeunes oiseaux.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
Le Méliphage hihi a une distribution restreinte et de petites populations estimées à environ 3000 individus matures.
La seule population naturelle qui se suffit à elle-même se trouve que l’Ile de la Petite Barrière. Les populations introduites sont estimées à environ 430 adultes (2011/2012).
L’extinction sur l’ile principale est due aux rats introduits et aux maladies aviaires, mais aussi sans doute à la déforestation dans la majeure partie de la distribution.
En dépit d’une gestion intensive et du contrôle des populations de prédateurs, le Méliphage hihi est actuellement considéré comme étant Vulnérable.

Femelle