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Fr: Méliphage carillonneur
Ang: New Zealand Bellbird
Maori: Korimako, Makomako
All: Makomako
Esp: Campanera de Nueva Zelandia
Ita: Uccello campanello della Nuova Zelanda
Nd: Maori-belhoningvogel
Sd: Nya Zeelandklockfågel

Photographes:

Ken Havard
His Bird Pictures on IBC et Flickr gallery

Patrick Ingremeau
TAMANDUA

Ian McHenry
My New Zealand Birds

Simon Tan
PBase Bird galleries

Texte de Nicole Bouglouan

Sources :

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 13 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions – ISBN: 9788496553453

KNOW YOUR NEW ZEALAND BIRDS by Lynnette Moon - New Holland Publishers – ISBN: 1869660897

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

New Zealand Birds Online

New Zealand bird status between 2008 and 2012

Department of Conservation

New Zealand birds and birding (Narena Olliver)

Wikipedia, the free encyclopaedia

Te Ara – The Encyclopedia of New Zealand

Tiritiri Matangi Open Sanctuary

HBW Alive

 

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Méliphage carillonneur
Anthornis melanura

Ordre des Passériformes – Famille des Méliphagidés

INTRODUCTION :
Le Méliphage carillonneur doit son nom à son chant, bien décrit par le naturaliste anglais Joseph Banks en 1770. Le chant est décrit de la façon suivante : « la musique sauvage la plus mélodieuse… », ou bien « une imitation de petites cloches… », ou encore « le plus beau son argentin que l’on puisse imaginer… ». Ce chant peut être entendu tout au long de l’année.
Cette espèce est commune dans la majorité de sa distribution, et plus spécialement sur les iles débarrassées des prédateurs. 

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 20 cm
Poids : M : 34 gr – F : 26 gr

Le mâle adulte a les parties supérieures vert olive, avec les couvertures sus-alaires plus foncées. Les rémiges sont noires avec des reflets bleus. La queue est brun noirâtre, avec des plumes aux liserés bleu-noir, étroits et luisants.

Les parties inférieures sont également vert-olive, avec une tache jaunâtre pâle sur la partie antérieure des flancs. Le bas-ventre et les couvertures sous-caudales sont jaune pâle ou blanches, alors que la queue est brun foncé en dessous. Les cuisses sont grises. Le dessous des ailes est gris brunâtre, teinté de jaune pâle sur les couvertures secondaires. Le bord d’attaque  est vert olive foncé.

On peut voir un reflet irisé violacé sur la tête et le cou. Les lores sont plutôt noirs.
Le bec noir est légèrement courbé vers le bas. La langue présente des poils en son extrémité, permettant à l’oiseau d’aspirer le nectar. Les yeux sont rouges. Les pattes et les doigts sont gris bleu.

La femelle est légèrement plus petite que le mâle. Son plumage est plus terne et sans reflets, excepté du bleu légèrement irisé sur la tête et le cou, et plus particulièrement sur le front et la calotte. On note la présence d’une fine rayure malaire blanche. Les taches jaune pâle des flancs sont moins évidentes que chez le mâle. Bec, yeux et pattes sont identiques à ceux du mâle.

Le mâle juvénile est plus terne que l’adulte, plus gris dessus et dessous, alors que la tête, le cou, la poitrine et l’abdomen sont teintés de vert olive. On peut voir une rayure malaire courte jaune pâle, mais la tâche des flancs est absente.
La femelle juvénile ressemble au jeune mâle, mais elle est légèrement plus pâle et plus grise avec des lores bruns.

SOUS-ESPECES ET DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :   
Le Méliphage carillonneur a trois sous-espèces.
A.m. melanura (ici décrite et représentée) se trouve en Nouvelle Zélande ainsi que sur de nombreuses iles au large, et dans les Iles Auckland.

A.m. obscura se trouve sur les Iles des Trois Rois, au nord-ouest du nord de l’Ile du Nord en Nouvelle Zélande. Cette race est plus grande que la race nominale, légèrement plus sombre et moins jaune dans l’ensemble.

A.m. oneho se trouve sur les Iles Poor Knights, à l’est du nord de l’Ile du nord en Nouvelle Zélande. Cette race est légèrement plus grande que la race nominale, avec des reflets violets sur la tête du mâle et des reflets bleu verdâtres sur celle de la femelle.

HABITAT :
Le Méliphage carillonneur fréquente les forêts indigènes et les forêts de pins, les broussailles, les vergers, les parcs urbains et les jardins. L’espèce persiste dans les restes de forêt indigène.
Au-dessus de la ligne des arbres, il est présent dans les zones arbustives et broussailleuses en altitude, alors que près des marécages, on le trouve dans les hautes herbes et les étendues plantées de lin de Nouvelle Zélande (Phormium).
L’espèce est visible depuis le niveau de la mer jusqu’à 1220 mètres d’altitude et souvent plus haut.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO  
Le Méliphage carillonneur chante toute la journée, et surtout tôt le matin et en fin de journée.
Le chant comprend trois sons distincts, assez semblables au carillon produit par des petites cloches. Ces notes carillonnantes sont principalement émises lorsque plusieurs oiseaux sont présents, et surtout à l’aube et au crépuscule. Les oiseaux peuvent alors chanter à l’unisson dans un ensemble parfait. Les deux sexes font aussi des duos.
Le cri d’alarme est une série de « tink-tink-tink » sonores et discordants, rapidement répétés. Des sifflements continus, des grincements et des cris plaintifs sont émis en permanence.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :  
Le Méliphage carillonneur se nourrit de nectar provenant de plantes indigènes ou introduites. Cependant, à la fin de l’été et en automne, il consomme aussi des fruits et du miellat récupéré sur les troncs des hêtres.
En se nourrissant de cette façon, il participe à la pollinisation et à la distribution des graines des fruits consommés.
Le Méliphage carillonneur se nourrit aussi d’une grande variété d’invertébrés comprenant des insectes, des araignées et des larves. Il glane ses proies sur les troncs, les branches et les feuilles. Il capture aussi les insectes en les happant dans les airs.

Pendant la saison de reproduction, des parades sont observées. Le mâle voltige. Il vole lentement en s’élevant dans les airs, tout en produisant des vrombissements avec ses ailes.
Le Méliphage carillonneur retourne chaque année sur le même territoire de reproduction, et il se montre très territorial pendant la période de reproduction. Il s’accouple avec la même femelle année après année.

L’espèce est résidente dans la majorité de la distribution. Les oiseaux qui se reproduisent en altitude descendent probablement vers les plaines, les côtes et les zones urbaines en hiver. Les juvéniles peuvent aussi se disperser. Les deux sexes se déplacent localement en fonction des ressources de nourriture et d’eau.

En dehors de la reproduction, le Méliphage carillonneur peut parcourir une certaine distance pour se nourrir.
Les vols nuptiaux du mâle produisent des sons bourdonnants dus aux encoches présentes sur les primaires externes. L’oiseau peut accentuer ce bruit pendant les disputes territoriales.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :  
La saison de reproduction varie en fonction de la distribution, mais elle a lieu en général entre septembre et janvier.
La femelle construit un nid en forme de bol, une structure lâche faite avec des herbes, des brindilles et des fibres végétales. L’intérieur est tapissé de plumes, mousse et herbes douces. Le nid est bien caché dans la végétation, une crevasse ou un trou dans un arbre. Il est situé entre le niveau du sol et 5 mètres de hauteur. Il est habituellement construit près d’un arbre en fleurs.

La femelle dépose 2-4 œufs et incube pendant 13-15 jours tandis que le mâle la nourrit. Les poussins sont nourris par les deux parents, d’abord avec du nectar, puis des insectes et des fruits. Ils quittent le nid au bout de 14 à 18 jours après la naissance. Ils dépendent encore des adultes pour la nourriture pendant quelques jours ou semaines.
Les adultes peuvent se montrer très agressifs autour du site du nid, et peuvent parfois attaquer physiquement les intrus.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
Le Méliphage carillonneur est commun dans la majeure partie de sa distribution, et les densités sont plus fortes sur les iles débarrassées des prédateurs.
L’espèce est toujours menacée par l’éclaircissage de la forêt et de la végétation indigènes, et par la dégradation de cette forêt par les opossums (Trichosorus vulpecula). 
En dépit des réintroductions sur plusieurs iles, la population semble décliner à cause de la destruction de l’habitat et de l’introduction de mammifères prédateurs.
La taille de la population est située entre 10 000 et 19 999 individus, avec environ 6000/15 000 individus matures. Les sous-espèces "obscura" et "oneho" sont peu communes naturellement.
Mais actuellement, le Méliphage carillonneur n’est pas globalement menacé.